(Atlanta) Il est 16 h 30, au centre-ville d’Atlanta. On revient en taxi de notre affectation à l’hôtel de l’équipe canadienne quand tout à coup, on passe devant une foule amassée aux abords d’un grand Westin.

On remarque ensuite rapidement les nombreux maillots de l’Argentine et de l’Inter Miami, pressés autour de deux autocars. Pas de doute, les joueurs de l’Albiceleste, dont Lionel Messi, sont en voie de faire leur apparition.

L’hôtel est situé rue Peachtree – de circonstance, dans l’État de la pêche. Tout juste en face d’un Hooters. Et à côté d’un Hard Rock Café. Des employées de la succursale du centre-ville d’Atlanta sont venues assister à la scène. En bons badauds, tous entassés que nous sommes dans l’attente des joueurs, on ne peut faire autrement que d’entendre leur discussion : la populaire franchise de restaurants a concocté un menu pour enfants à thématique Messi, et les serveuses aimeraient bien que la Pulga vienne y faire un tour. Le restaurant n’est qu’à un coin de rue, après tout. Bonne chance.

Il fait chaud, mais peut-être même moins qu’à Montréal en cette période caniculaire. Ce qui n’empêche pas un homme de vivre sa vie torse nu.

Autour de nous, des gens attendent depuis une trentaine de minutes. On remarque qu’entre les clôtures, ça commence à s’activer. Ce qui fait en sorte que ça s’active à l’extérieur de celles-ci, aussi. Il doit y avoir une bonne centaine de personnes, toutes prêtes à filmer leur moment Messi. Il y en a un qui grimpe sur un lampadaire. Un autre, très maladroitement, monte sur la structure de l’édifice. On se tient prêt à l’attraper, si jamais.

La frénésie Messi à Atlanta
  • Des gens ont attendu l’arrivée de l’équipe argentine pendant une trentaine de minutes…

    PHOTO JEAN-FRANÇOIS TÉOTONIO, LA PRESSE

    Des gens ont attendu l’arrivée de l’équipe argentine pendant une trentaine de minutes…

  • … prêts à filmer leur moment Messi.

    PHOTO JEAN-FRANÇOIS TÉOTONIO, LA PRESSE

    … prêts à filmer leur moment Messi.

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Des membres du personnel de l’Argentine sortent de l’hôtel et se dirigent vers les cars. Chez les partisans, les bras et les téléphones se lèvent. Comme dans un concert lorsque le mélomane d’en avant se met à filmer la chanson au complet, on se rend compte rapidement qu’on ne verra rien de la prestation de ces vedettes franchissant la courte distance entre le hall et leur confortable siège.

On tente notre chance de l’autre côté, parce que ça nous prend ce cliché à vous montrer, chers lecteurs. Pas de chance là non plus : les caméras de différentes chaînes de télévision ne bougeront pas. Même des personnes installées dans la caisse de chargement d’une camionnette se plaignent, amusées, de ne rien voir.

Entre les bras et les têtes, on aperçoit quelques joueurs, sans pouvoir les reconnaître. On confirme que ce sont des Argentins, cela dit : ils avaient, pour la plupart, leur maté à la main.

Tout le monde est à bord, puis la procession se met en marche. Le klaxon de l’un des autocars donne le signal à la foule de se disperser après ce nouveau moment de frénésie pour Lionel Messi et son équipe.