(Marseille) Mauricio Pochettino a sous la main son trio de vedettes mondiales Messi-Neymar-Mbappé et Jorge Sampaoli sa foi en un soccer d’attaque, porté par les talentueux Payet, Milik et Under : avec un tel casting, le classique Marseille-Paris de dimanche est une promesse d’étincelles offensives.

Stanislas TOUCHOT Agence France-Presse

À tout seigneur, tout honneur. Lionel Messi découvrira dimanche à 20 h 45 (14 h 45 HAE) l’ambiance des matchs entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain. L’Argentin en a vu d’autres et il sera la principale attraction d’un match qui n’en manque pas.

Pour l’ancien Barcelonais, plus décisif que convaincant pour le moment sous le maillot parisien, le match de dimanche sera une nouvelle occasion de parfaire des relations encore incertaines avec ses nouveaux partenaires.

« J’ai vu de bonnes choses offensivement, qui s’améliorent, et qui fonctionneront mieux avec le temps. Les talents se trouvent facilement, mais il manque du temps pour que ces automatismes viennent plus facilement. Nous sommes une équipe en construction », a expliqué Pochettino mardi après le succès parisien contre le RB Leipzig en Ligue des champions (3-2), où Messi a inscrit un doublé.

Automatismes ou pas, Sampaoli sait bien de son côté que le talent de son compatriote, toujours en quête de son premier but en L1, est une menace incomparable.

« Je l’ai affronté, je l’ai dirigé. On sait bien qui il est, le meilleur du monde. C’est difficile de le contrôler, il a tellement de créativité… On peut simplement essayer de limiter le talent individuel par notre jeu, en ayant le contrôle du match, en le laissant loin de notre surface le plus longtemps possible », a détaillé vendredi l’entraîneur de l’OM.

Le pouvoir d’un pays

Mais Sampaoli et les Marseillais auront un autre danger à contenir avec Kylian Mbappé qui, malgré les turbulences de fin de mercato, est de très loin l’élément offensif parisien le plus performant depuis le début de saison, avec déjà six buts et sept passes décisives en 13 matchs de L1 et de C1.

« Dans des matchs où il est difficile de trouver des solutions collectives, c’est là qu’on peut compter sur des joueurs comme eux », a reconnu Pochettino à propos de Messi et de Mbappé.

« Mbappé peut changer l’histoire d’un match sur une action. Mbappé, Messi, Neymar, Di Maria… Il n’y a qu’un pays, celui qui a acheté le club, qui a le pouvoir de faire ça », a résumé Sampaoli, allusion à la prise de contrôle du PSG en 2011 par le fonds souverain qatarien QSI.

Fataliste, mais pas résigné, le technicien argentin peut au moins se dire qu’il n’aura pas à affronter le meilleur Neymar. Emprunté depuis le début de saison et touché aux adducteurs, le Brésilien est toujours incertain.

Problème en revanche pour l’OM : il y a un autre joueur incertain pour le sommet de la L1, et il s’agit de Cengiz Under, l’un des principaux atouts offensifs de l’équipe provençale.

Brillant Payet

Encore dangereux jeudi à Rome face à la Lazio en Ligue Europa (0-0), le Turc a ressenti « une petite gêne », selon Sampaoli, qui « espère » tout de même l’avoir à disposition dimanche.

L’ancien Romain ne serait pas de trop car Arkadiusz Milik, qui revient tout juste après cinq mois d’absence, manque encore de rythme et n’est toujours pas à 100 %.  

Alors il reste Dimitri Payet, qui avait été l’un des acteurs majeurs de la victoire marseillaise au Parc des Princes en début de saison dernière (1-0). La suite de sa saison avait été bien moins brillante, mais le N.10 marseillais revit avec Sampaoli. Avec déjà cinq buts et deux passes décisives, il est redevenu déterminant.

« Franchement, je me suis régalé en faux 9 parce que j’avais une liberté totale. Je pouvais jouer où je voulais, je n’étais pas scotché sur la défense centrale adverse, je touchais beaucoup de ballons », a-t-il raconté la semaine dernière dans L’Équipe.

Depuis, le retour de Milik l’a replacé en N.10. Là où le Vélodrome espère le voir rivaliser de classe dimanche avec les superstars d’en face.