(Nice) Un match de Ligue 1 entre l’OGC Nice et l’Olympique de Marseille a pris fin dans le tumulte, dimanche, alors que des partisans ont lancé des projectiles et ont envahi le terrain du stade Allianz Riviera.

Associated Press

Des photos non vérifiées publiées sur les réseaux sociaux ont montré au moins trois joueurs blessés au cours des évènements.

Avec environ 15 minutes à faire à la rencontre, le milieu de terrain Dimitri Payet a été atteint dans le dos par une bouteille lancée à partir d’un bassin de partisans niçois. Les partisans avaient été avertis plus tôt dans le match par l’annonceur maison de ne pas lancer de projectiles.

Payet a pris la bouteille et l’a relancée vers la foule, incitant un nombre significatif de partisans niçois à envahir le terrain.

L’arbitre a suspendu le match alors qu’OGC Nice menait 1-0 et a renvoyé les joueurs vers les vestiaires.

L’Olympique de Marseille a opté de ne pas retourner sur le terrain après coup, une décision en symbiose avec les intentions de l’arbitre Benoît Bastien, a affirmé dans une vidéo publiée sur Twitter le président de l’équipe, Pablo Longoria.

Selon lui, la ligue voulait reprendre la partie pour des « questions d’ordre public », mais l’OM jugeait qu’il était plus sécuritaire pour ses joueurs de retourner à Marseille.

L’OGC Nice s’est échauffé et le match devait recommencer sur un coup de pied de coin de Marseille. Dans une scène surréelle, l’arbitre a mis fin au match puisqu’aucun joueur visiteur n’était présent sur le terrain.

En raison de cette décision, l’équipe s’est vu décerner une défaite de 3-0 à sa fiche.

Parmi les photos prises pendant la scène retrouvées sur les réseaux sociaux, on peut apercevoir le dos ensanglanté et égratigné de Payet, ainsi que des marques d’étranglement sur le cou de ses coéquipiers Matteo Guendouzi et Luan Peres.

« C’est dommage que la partie ait pris fin ainsi, a affirmé le président d’OGC Nice, Jean-Pierre Rivière. Tout le monde a vu ce qui s’est passé. Nos partisans ont lancé des bouteilles, nous ne pouvons pas le nier. Mais je pense que malheureusement, ce sont les deux joueurs de Marseille qui ont relancé les bouteilles qui ont provoqué la suite des choses.

« Je ne pense pas que les agents de sécurité de Marseille auraient dû s’en mêler sur le terrain et définitivement pas frapper nos joueurs, parce que deux d’entre eux ont été heurtés. »

Les joueurs de Nice auraient tenté de convaincre leurs adversaires de retourner sur le terrain lorsque le match allait recommencer.

« Je n’ai vraiment pas compris la décision de nos collègues marseillais de ne pas vouloir continuer, a indiqué Rivière. Tout le monde leur a conseillé de revenir, il restait 15 minutes au match. J’avais parlé aux partisans et ils m’avaient promis de ne plus causer de problème. »