Les partisans du CF Montréal peuvent se réjouir : le club prévoit effectuer son grand retour au Québec en juillet, après avoir joué tous ses matchs de la présente saison sur le sol américain afin de réduire autant que possible les passages à la frontière, en contexte de pandémie de COVID-19.

Henri Ouellette-Vézina
Henri Ouellette-Vézina La Presse

« On a eu une bonne discussion avec notre président, Kevin [Gilmore], et [mercredi], on a eu un bon coup de boost parce qu’il nous a dit qu’on allait pouvoir revenir à Montréal après le match contre New York », a révélé l’entraîneur-chef Wilfried Nancy, jeudi, en conférence de presse.

Il affirme que la décision a fait beaucoup de bien aux joueurs et au personnel d’entraîneurs. « C’était vraiment bien d’entendre cela et tous les joueurs étaient heureux de cette décision. Nous avons tous hâte de revenir à Montréal », a-t-il lancé.

Depuis l’exil de l’équipe en Floride – la plupart des matchs « locaux » étaient joués au stade de l’Inter Miami FC, à Fort Lauderdale –, le climat était parfois « lourd », a reconnu l’entraîneur. « Il y avait moins de rires, moins de sourires, mais surtout, il y avait beaucoup de questions », a-t-il dit.

Ainsi, le CF Montréal devrait d’abord reprendre les entraînements à la maison après le 7 juillet prochain, jour du match contre le New York City FC dont parlait Wilfried Nancy.

Puis, si la Santé publique le permet, le premier match sur le sol montréalais pourrait ensuite avoir lieu dix jours plus tard, soit le 17 juillet, contre le FC Cincinnati. On ignore pour le moment quelle sera la position exacte des autorités.

« Dans un premier temps, on rentre pour s’entraîner. On est en pourparlers pour avoir des réponses positives afin de jouer à la maison contre Cincinnati le 17 juillet. On est plutôt optimistes, parce qu’on ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas jouer à la maison », a poursuivi l’entraîneur. « Cela dit, si on ne peut pas, on a d’autres [avenues], bien sûr », a-t-il toutefois précisé.

Des comparatifs

En date du 1er juillet, les salles de spectacle, les amphithéâtres et les stades intérieurs avec places assises assignées pouvaient accueillir un auditoire d’au plus 3500 personnes.

Cela dit, à compter du vendredi 2 juillet, la limite pour les festivals et évènements extérieurs passera de 3500 à 5000 personnes.

Plus tôt jeudi, Québec a par ailleurs annoncé qu’après l’analyse de la Santé publique, « il n’y aura[it] pas d’autorisation spéciale accordée au Centre Bell afin de permettre d’accueillir davantage de personnes lors des prochains matchs des Canadiens ». Cette décision a été prise afin de limiter les risques de propagation », a-t-on justifié.

Le Tricolore avait demandé de pouvoir accueillir jusqu’à 10 500 spectateurs en vue du premier match de la finale à Montréal, qui aura lieu ce vendredi. Seuls 3500 spectateurs pourront donc y assister, en fin de compte. Depuis le 24 juin dernier, les festivals et autres évènements offrant des spectacles extérieurs pendant lesquels les spectateurs sont debout ou assis sans place assignée peuvent se tenir partout au Québec.