(Montréal) S’il n’en tient qu’à lui, Samuel Piette reprendra sa place sur le terrain lors du duel entre le CF Montréal et les Whitecaps de Vancouver, samedi.

Michel Lamarche La Presse Canadienne

Piette a revêtu l’uniforme samedi dernier lors du match contre le Crew de Columbus, mais n’a jamais sauté sur le terrain.

Après la rencontre, l’entraîneur-chef Wilfried Nancy avait fait allusion au fait qu’il voulait faire appel à un joueur plus offensif au poste de milieu de terrain, et avait donc nommé Amar Sejdic comme titulaire.

Mais surtout, Nancy avait expliqué que Piette avait subi un coup lors du match inaugural contre le Toronto FC, le 17 avril, et qu’il n’était pas à point.

« Le coup que j’ai reçu, c’est une frappe bloquée qui était assez banale, mais j’ai quand même souffert de cet impact-là dû à une entorse au pied droit avec une contusion, exactement là où, à chaque fois que je fais une passe, que je fais une frappe, il y a un contact avec le ballon », a décrit Piette en visioconférence, mercredi après-midi.

Dans les jours qui ont suivi le match contre le Toronto FC, le personnel médical est parvenu à réduire la douleur assez pour que Piette soit en mesure de jouer contre le Nashville SC, le week-end suivant.

« C’est sûr que contre Nashville, ça m’embêtait beaucoup et je pense même qu’autour de la 20e minute, j’ai eu un contact directement sur le pied. Quand tu es dans le jeu, dans le feu de l’action, tu n’y penses pas trop. Ça te gêne, mais tu essaies de te concentrer le plus possible, de faire ton truc », a-t-il également déclaré.

Or, durant les séances d’entraînement en prévision du match contre le Crew de Columbus, Piette ne se sentait pas à son 100 %, de son propre aveu. Toutefois, il dit se sentir mieux maintenant, même s’il reconnaît que la guérison n’est pas encore complète.

« J’ai toujours une douleur au pied, c’est beaucoup mieux que la semaine dernière. Je m’entraîne à 100 % avec le groupe, je suis disponible pour jouer le match. […] Mon pied n’est pas à 100 %, mais ça ne m’empêchera pas de jouer si on me fait confiance pour me mettre dès le début contre Vancouver. »

Émulation canadienne

Le CF Montréal (1-0-2) se prépare pour un premier segment corsé de son calendrier, alors qu’il disputera ses trois prochaines parties dans un intervalle de huit jours.

La première de ces trois rencontres verra la troupe montréalaise traverser les États-Unis d’est en ouest pour se rendre jusqu’à Sandy, en Utah, domicile temporaire des Whitecaps situé à 1356 mètres au-dessus du niveau de la mer.

« Il n’y a pas de doute que ça pose des défis », a déclaré Amar Sedjic, qui a déjà joué en altitude avec les équipes de l’Académie du Real Salt Lake, chez les U17 et U18 en 2014 et 2015.

« L’important c’est d’arriver là-bas bien préparés tactiquement et mentalement, de garder le ballon pour forcer l’autre équipe à courir davantage. Si nous pouvons garder le ballon, les forcer à demeurer dans leur moitié de terrain et les faire courir, nous aurons la tâche plus facile », a ajouté Sejdic.

Au-delà de la géographie, il y a aussi le fait qu’un duel Montréal-Vancouver en MLS revêt un cachet différent qu’un match contre une autre équipe située dans l’Ouest du continent, note Piette.

Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, il existe de l’animosité entre les deux équipes, affirme le milieu de terrain québécois.

« Personnellement, je crois qu’il y en a toujours eu. Oui, il y a la rivalité Montréal-Toronto qui est existante, mais je me souviens, avant que je ne devienne joueur professionnel, que l’Impact, à l’époque, affrontait les Whitecaps au Centre Claude-Robillard et c’étaient toujours des matchs intenses. Donc, ça ne date pas d’hier cette rivalité-là », affirme Piette.

« Ce n’est pas un secret pour personne ; on veut toujours être la meilleure équipe canadienne, même si on fait partie d’un circuit avec des équipes américaines. On veut être celle qui a le mieux performé durant l’année au niveau canadien. Je pense qu’il y a toujours eu une rivalité entre nous, peut-être moins évidente, à première vue, avec celle de Toronto parce que Vancouver est une équipe de l’Ouest, et qu’on l’affronte moins. Je peux vous confirmer qu’il y en a une dans notre camp. Il y a une rivalité où on veut les battre et faire mieux qu’eux à chaque fois », a-t-il ajouté.

La rencontre de samedi sera la première entre les deux clubs depuis les deux matchs animés qu’ils s’étaient livrés en septembre dernier dans le cadre d’un tournoi servant de qualification à la finale du Championnat canadien.

Dans le premier duel, Piette avait marqué son premier but en MLS dans un gain de 4-2 de l’Impact. Trois jours plus tard, la formation montréalaise avait subi un revers de 3-1 et avait été éliminée du tournoi canadien.