(Montréal) L’attaquant hondurien Romell Quioto a obtenu le trophée Giuseppe-Saputo à titre de joueur par excellence de l’Impact pour la saison 2020. Le défenseur anglais Luis Binks a pour sa part été nommé le joueur défensif de l’année.

La Presse Canadienne

Quioto s’est révélé le meilleur buteur et passeur de l’équipe en saison régulière avec huit réalisations, dont deux buts gagnants, et six passes décisives en 19 matchs, dont 17 titularisations.

Ses huit buts constituent un sommet personnel pour lui lors d’une saison de la MLS. Il a aussi marqué un but en séries éliminatoires, face au Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

« Je suis très satisfait de ma saison et surtout, d’avoir pu aider l’équipe à bien performer », a déclaré Quioto, par l’entremise d’un interprète.

« C’était le plus important, c’est le plus important. C’est pourquoi on est allé me chercher, et c’est ce qui me rend le plus satisfait de cette saison », a-t-il ajouté.

Âgé de 29 ans, Quioto sera l’un des aînés d’un groupe de jeunes joueurs la saison prochaine.

« Je suis encore très jeune, a-t-il d’abord tenu à rappeler. Je veux continuer d’aider ce groupe et prêcher par l’exemple avec le travail. Je considère que Montréal mérite le meilleur de tout un chacun, à commencer par moi-même. »

Quioto a également fait partie de la liste des joueurs en lice pour le titre de joueur par excellence de la MLS.

L’Impact a acquis Quioto en novembre 2019 du Dynamo de Houston, en retour du défenseur argentin Victor Cabrera et d’un montant d’allocation.

Son acquisition n’avait pas fait l’unanimité chez les amateurs, mais Olivier Renard avait aimé ce qu’il avait vu du Hondurien après avoir vu des images de matchs passés.

Quant à Thierry Henry, il n’avait que de bonnes choses à dire au sujet de Quioto.

« On m’avait parlé de Rommel en tant que joueur difficile à gérer. Je n’ai vraiment pas vu ça. J’aime les joueurs avec du caractère, même s’il aurait pu s’abstenir contre Philadelphie », a déclaré Henry en faisant allusion à un carton rouge décerné à Quioto.

« J’aime les joueurs avec du caractère. C’est toujours plus facile d’essayer d’arrêter un joueur avec du caractère que d’essayer d’en donner un (caractère) à un joueur. Il nous a aidés énormément. Personne ne pensait qu’il allait faire ce qu’il a fait, même si c’est vrai qu’il avait eu de bonnes saisons à Houston. »

Binks a disputé 21 matchs de la saison régulière, dont 20 titularisations. Il a également disputé tout le match éliminatoire de l’Impact.

« Je voulais toujours lui donner un’challenge’mental, de temps en temps physique, à l’entraînement. C’est sa première année qu’il joue au’foot’contre des hommes, où il y a de l’attente, des matchs à répétition, des attaquants différents », a rappelé Henry.

Binks a reconnu avoir beaucoup appris de Henry au cours de cette première année.

« Je me rappelle qu’il m’avait laissé sur le banc au début de la deuxième demie d’un match contre Toronto, et avec raison. Je n’aime pas être sur le banc, et j’ai dû faire mes preuves à l’entraînement. Heureusement, j’ai amorcé le match suivant contre D. C. United », a relaté Binks, qui s’est dit reconnaissant envers le personnel d’entraîneurs.

Par ailleurs, les dirigeants de l’Impact ont annoncé, dans un bref communiqué, qu’ils procéderont à un important changement identitaire en 2021.

Il y a quelques semaines, Radio-Canada avait annoncé que l’équipe allait prendre le nom du Montréal FC, abandonnant le surnom de l’Impact adopté en 1993.

Les dirigeants de l’équipe avaient refusé de commenter.