Kamal Miller se doutait que ses jours à Orlando étaient comptés. Soumis au repêchage d’expansion, le Canadien pensait peut-être aboutir au Austin FC. De prendre le chemin de Montréal l’enchante.

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

« C’est excitant le projet jeunesse de l’Impact, a dit le défenseur qui compte 28 matchs d’expérience en deux saisons en Major League Soccer. Ils veulent bâtir un groupe jeune et affamé. D’en faire partie, de faire partie des plans est très satisfaisant. »

L’Impact d’Olivier Renard et Thierry Henry sont clairement en train d’effectuer un important virage jeunesse : en date de jeudi, seulement six joueurs de son effectif étaient âgés de plus de 24 ans. Miller n’est pas sans apprécier cet état des choses, que ce soit pour sa carrière en MLS ou encore au sein de l’équipe nationale du Canada.

« Je parle à John (Herdman, le sélectionneur) régulièrement et il me faisait part de ce qui serait le mieux pour mon développement au cours des prochaines années. De trouver un endroit où je pourrais obtenir plus de temps de jeu faisait assurément partie de ces conversations. J’ai l’impression que c’est ce que pourra m’offrir l’Impact. »

Miller a principalement joué comme arrière central à ses années universitaires à Syracuse, mais c’est plutôt comme latéral gauche qu’on lui a demandé de jouer le plus souvent à Orlando City. S’il admet préféré un rôle sur la gauche dans une défense à trois, il s’ajustera à tout ce que l’équipe exigera de lui.

« C’est dans ce système que j’apporte une meilleure stabilité, a fait valoir le natif de Pickering, en Ontario, de 23 ans. Mais j’ai la polyvalence pour jouer partout. Je suis prêt à faire ce que l’équipe me demandera. »

Sur ce point, il ne sait pas encore exactement ce dont on s’attendra de lui.

« J’ai brièvement discuté avec Thierry, mais l’équipe vient de jouer son dernier match à Orlando et il y a encore beaucoup de mouvement de personnel. On n’a pas tant abordé mon rôle, mais il m’a surtout parlé du groupe et de son plan. »

Miller estime avoir bien fait la transition entre le soccer universitaire et professionnel, même s’il lui reste des aspects de son jeu à peaufiner.

« À mes deux premières saisons, je trouve que je me suis bien adapté au jeu, surtout au niveau technique. Je pense être un bon joueur pour alimenter les milieux de terrain. Je crois aussi m’avoir bien tiré d’affaire comme latéral gauche, ce qu’on me demandait à Orlando.

« Par contre, je dois améliorer mon jeu sur 90 minutes, être concentré tout le match, et être un meilleur leader en défense. »