(Montréal) Même s’il se sera passé plus de neuf mois depuis le match aller, les joueurs de l’Impact de Montréal n’ont pas oublié qu’ils devront combler, à tout le moins, un recul d’un but pour renverser le CD Olimpia, mardi prochain à Orlando. Et pour ce faire, les hommes de Thierry Henry devront se mettre en mode offensif.

Michel Lamarche
La Presse Canadienne

C’est ainsi que le milieu de terrain Amar Sejdic anticipe le duel retour de la série quarts de finale de la Ligue des Champions de la Concacaf contre la formation du Honduras.

Lors du match aller du 10 mars au Stade olympique, auquel Sejdic n’avait pas participé, la formation montréalaise a dominé dans de nombreuses facettes du jeu, incluant les tirs tentés (20 contre cinq), les corners (sept contre deux) et les centres (36 contre huit).

L’Impact avait aussi gardé le contrôle du ballon pendant plus de 74 % du temps, mais ça n’a pas suffi pour effacer un recul de 0-2 après 45 minutes, malgré un but de toute beauté de Saphir Taïder à la 47e minute de jeu.

« Pour nous, ce sera un match axé vers l’attaque », a déclaré Sejdic lors d’une visioconférence jeudi, après la séance d’entraînement de l’Impact au Complexe sportif Marie-Victorin.

« Nous faisons face à un déficit de 2-1 et l’objectif est de marquer tôt, pour faire en sorte d’alléger la pression sur nos épaules. Nous allons devoir jouer vers l’avant et c’est ce que nous comptons faire », a-t-il ajouté.

En plus de devoir surmonter un déficit d’un but, une tâche dont la lourdeur est amplifiée par le fait que le CD Olimpia a marqué deux fois à l’étranger, l’Impact devra se mesurer à une équipe qui vit de très bons moments au sein du championnat du Honduras.

Sejdic croit que ces circonstances peuvent servir la cause de l’Impact.

« Je ne sais pas grand-chose d’Olimpia, mais pour nous, il s’agit d’un défi que nous devons attaquer. Le fait d’être négligé est une bonne chose parce que ça enlève un peu de pression », soutient Sejdic.

« Nous allons là-bas en nous disant que nous devons gagner et que nous devons gagner par une certaine marge. Ce sera un bon défi et une occasion de montrer de quel bois nous nous chauffons. »

Par ailleurs, l’Impact abordera ce défi en l’absence de Bojan, qui s’est avéré l’un des joueurs les plus visibles de l’équipe au cours des dernières semaines de la saison.

Bojan avait aussi raté le match aller au Stade olympique, et sa présence aurait peut-être fait la différence.

« C’est difficile parce que Bojan est une très bonne personne et un très bon joueur. C’est le genre de joueur qu’il fait bon d’avoir dans le vestiaire et son professionnalisme en fait un bon leader », a décrit Sejdic.

« C’est certain que ses aptitudes vont nous manquer, mais nous ne pouvons pas nous attarder là-dessus et penser aux joueurs qui ne seront pas là. Il faut y aller avec ceux que nous aurons. »

Pour Sejdic, le match de mardi pourrait aussi représenter une occasion de jouer un rôle plus important encore.

« C’est un grand défi pour moi, parce que je tiens à avoir plus de responsabilités sur mes épaules par rapport au style de jeu de l’équipe avec, bien sûr, l’aide de mes coéquipiers. J’aime dicter le rythme du match, faire la passe finale vers nos attaquants, jouer de façon simple et évitant de faire trop de revirements et de prendre des risques. Ce sont des aspects auxquels je pense et que je veux intégrer à mon jeu. Je cherche toujours à m’améliorer et je pense que mardi me donnera une belle opportunité d’aller de l’avant. »