Tous les entraîneurs-chefs de la MLS vous diront que la saison qui s’achève aura été l’une des plus exigeantes pour eux et pour leurs joueurs. Toutefois, Bruce Arena n’est pas sans savoir que le contexte dans lequel Thierry Henry a dû travailler a été particulièrement difficile. Il le reconnaît sans hésitation et lui lance même des fleurs.

Michel Lamarche
La Presse Canadienne

« L’un des défis pour Thierry — comme pour moi et tous les autres entraîneurs — a été de travailler avec les joueurs pendant la pandémie. Dans le cas de Montréal (la situation) a été amplifiée par le fait que l’équipe a dû déménager ses pénates au New Jersey. C’est extrêmement compliqué », a reconnu Arena plus tôt cette semaine en préparation du rendez-vous éliminatoire entre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre et l’Impact, vendredi soir, à Foxborough.

« Que Thierry ait réussi à mener son équipe à travers tout ça et à se qualifier pour les éliminatoires est remarquable. Il mérite une excellente note à titre de leader d’une équipe pendant une année très difficile. »

Le match de vendredi sera le cinquième entre les deux équipes en 2020 et le Revolution se présentera sur le terrain après avoir gagné ses trois derniers duels contre l’Impact. La formation montréalaise avait difficilement battu les hommes de Bruce Arena 2-1, le 29 février, lors de l’ouverture de la saison, au Stade olympique.

Malgré ce dossier positif, Arena s’attend à voir l’Impact en confiance, à la suite de sa victoire contre D C. United qui lui a ouvert les portes des séries éliminatoires pour la première fois depuis 2016.

Arena sait aussi que le glorieux passé de Henry à titre de joueur peut servir la cause de l’Impact.

« C’est un entraîneur qui a connu beaucoup de succès dans le sport, au niveau des clubs et sur la scène internationale. Il sait comment relever son jeu d’un cran lors des matchs importants, et j’imagine qu’il sera capable de transmettre cette information et cette confiance à ses joueurs. Je pense qu’il a connu une merveilleuse première année et je crois que nous en aurons plein les mains, vendredi. »

Lors de sa visioconférence jeudi midi, Henry a été questionné au sujet des commentaires de son rival et il semblait ne pas en avoir été informé. Ce qui ne l’a pas empêché de retourner l’ascenseur.

« S’il a dit ça, c’est gentil. Ça me fait énormément plaisir. J’ai énormément de respect pour ce qu’il a fait dans cette ligue et pour l’équipe des États-Unis et pour ce qu’il représente pour le football américain », a-t-il commenté.

Par ailleurs, Arena ne sait pas trop si la fréquence des matchs entre les deux formations cette année a fait naître une rivalité.

« Je ne veux pas être impliqué dans une rivalité avec Thierry Henry. Dieu merci, nous ne jouerons pas un contre l’autre, Thierry et moi ! a d’abord lancé Arena.

« Je crois tout d’abord que nous venons de vivre une année bizarre. Vendredi, ce sera notre 24e partie de la saison ; nous aurons joué cinq matchs contre l’Impact et cinq autres contre Philadelphie. C’est donc dire que nous avons joué le 5/12 de nos parties contre deux équipes. C’est un peu ridicule, en toute honnêteté.

« Je ne sais pas si nous allons pouvoir nous définir comme rivaux. Mais compte tenu de nos situations géographiques, j’imagine que Montréal et les deux équipes de New York pourraient être perçus comme des rivaux. Cela dit, je pense que la rivalité la plus naturelle de l’Impact est avec Toronto. »