Pour la deuxième fois en un peu plus de trois mois, l’Impact de Montréal aura l’occasion d’anéantir les espoirs de D. C. United. Toutefois, la formation de la capitale américaine ne ressemble pas, à ce stade-ci de la saison, à celle qui avait alors affronté les hommes de Thierry Henry.

Michel Lamarche La Presse Canadienne

C’est ce qu’a fait remarquer l’entraîneur-chef de l’Impact en visioconférence, samedi, à un peu plus de 24 heures d’un duel crucial à Washington, avec, comme enjeu, l’une des deux places disponibles en vue des séries éliminatoires dans l’Association Est de la MLS.

Le 21 juillet dernier, lors du dernier match de la phase de groupe du tournoi de relance de la MLS à Orlando, l’Impact avait arraché une victoire de 1-0 grâce à un but de Saphir Taïder en première demie.

Ce résultat avait éventuellement permis à l’Impact de participer à la ronde éliminatoire du tournoi tout en éliminant la troupe américaine. Il lui avait aussi fourni trois points au classement régulier qui, aujourd’hui, s’avèrent précieux.

Depuis ce temps, D. C. United a changé d’entraîneur-chef, nommant Chad Ashton dans un rôle intérimaire, le 8 octobre, à la place de Ben Olsen. Depuis l’arrivée d’Ashton, D. C. United affiche un dossier de 3-2-1.

« Oui, c’est un peu pareil mis à part que D. C. est beaucoup mieux cette fois-ci », a analysé Henry lorsque questionné sur les similitudes entre le match de juillet et celui de dimanche.

« Ils arrivent dans une série où ils ont gagné trois matchs d’affilée. La dernière fois, ils ont perdu contre la Nouvelle-Angleterre (4-3), mais c’était un match qui aurait pu aller dans les deux sens. »

Plus tôt cette semaine, le gardien Clément Diop avait tenu des propos qui rejoignent ceux de son entraîneur-chef.

« C’est une bonne équipe qui compte sur de bons joueurs », avait noté Diop, qui avait réalisé des arrêts importants en deuxième moitié de match face à D. C. United à Orlando.

« Ils n’ont pas nécessairement eu une saison facile, mais c’est une équipe qu’on doit aborder avec extrêmement de sérieux. Ils ont de bons joueurs, de la qualité. À nous de respecter ça et de faire le résultat espéré. »

Pendant que D. C. United vit une bonne séquence, l’Impact (7-13-2) n’a gagné qu’une seule de ses six dernières sorties. Cela ne l’empêche pas de contrôler son destin, grâce à l’aide qu’il a reçue d’autres équipes de la MLS au cours des dernières semaines.

« Nous essayons de demeurer positifs », a déclaré le milieu de terrain Victor Wanyama, qui a apprécié le fait que l’équipe ait pu demeurer ensemble et s’entraîner au New Jersey.

« Nous savons que nous avons notre sort entre nos mains. Souhaitons d’être capables de jouer en unisson, de bien performer en équipe et d’aller chercher la victoire demain. »

Actuellement neuvième dans l’Association Est, l’Impact se qualifiera pour la ronde éliminatoire avec une victoire dimanche après-midi sur le terrain de D. C. United (5-11-6).

Ce faisant, il lui assénera un autre coup de grâce à la formation de Washington, car D. C. United a absolument besoin d’une victoire pour espérer se qualifier.

La marge de manœuvre de l’Impact est plus grande. Avec un match nul et même un revers, l’Impact pourrait quand même prendre part aux séries.

Dans de tels cas, il lui faudra l’aide des adversaires du Fire de Chicago (New York City FC), d’Atlanta United (Crew de Columbus) et de l’Inter Miami CF (FC Cincinnati), les trois autres clubs encore en lice dans l’Est.

« C’est toujours la même chose, on essaie de gagner les matchs qui sont devant nous. La dernière fois, si on avait gagné, c’aurait été réglé. Si on avait gagné l’autre d’avant, ç’aurait été réglé », a rappelé Henry.

« Mais la chose qui change, c’est qu’on ne pourra pas se rattraper s’il y a erreur, a-t-il ajouté. C’est maintenant ou pas, parce qu’il n’y aura pas d’autres chances après ça à part si on est encore une fois vraiment chanceux. Mais ce serait bien d’agir plutôt que de réagir encore une fois. »

Si l’Impact accède aux séries, il disputera un match à élimination directe le vendredi 20 novembre. Mais surtout, une victoire dimanche aurait probablement le même effet qu’un cadeau venu du ciel, six semaines avant Noël.

« (Une victoire) serait fantastique pour l’équipe, pour moi, pour le groupe et tous les gens impliqués », a reconnu Henry, qui a l’impression d’avoir vécu « quatre ou cinq saisons en une » en 2020, avec toutes les pauses, les reprises et les blessures à gérer.

« Ça aurait une grande signification avec tout ce que nous avons dû affronter. Nous ne sommes pas la seule équipe (dans cette situation), mais nous avons fait face à certaines choses en plus, et c’est ainsi. Mais une victoire contre D. C. signifierait beaucoup. »