(Montréal) L’Impact de Montréal se prépare pour un autre retour sur le terrain en 2020, et le gardien Clément Diop essaie de garder son attention sur l’essentiel, et non sur les inconvénients d’une campagne qui passera inévitablement à l’histoire.

Michel Lamarche La Presse canadienne

Ce retour au jeu se fera le mardi 25 août au stade Saputo, contre les Whitecaps de Vancouver, dans le cadre du premier de six matchs consécutifs en terre canadienne d’ici le 16 septembre.

« C’est un peu dur pour notre organisme de s’arrêter et de repartir chaque fois, mais c’est notre boulot, et on doit faire en sorte d’être prêts physiquement. On a des échéances et des objectifs à atteindre, et c’est à nous d’être prêts pour ça et ne pas trouver d’excuses », a déclaré Diop lors d’une visioconférence lundi après-midi.

Pour Diop et l’Impact, il s’agira de leur première sortie en exactement un mois, soit depuis leur défaite de 1-0 contre Orlando City SC en huitième de finale du tournoi de relance. Ce sera aussi le premier match de la formation montréalaise en 2020 dans son vrai château fort.

« On a essayé de se garder en forme pendant la quarantaine chez nous et, après, on a dû reprendre nos habitudes sur le terrain, retrouver les sensations et le rythme physiques », a noté Diop, en faisant référence à la période de 14 jours d’isolement que les joueurs de l’Impact ont dû respecter à leur retour de la Floride.

« C’est la même chose pour Toronto et Vancouver, à la différence qu’ils auront joué deux matchs entre eux avant de nous affronter. Mais tout ça, ce sont les aléas du calendrier, et on n’a pas de contrôle là-dessus. Tout ce qu’on peut contrôler, c’est le cœur et l’intensité physique qu’on mettra dans le match pour essayer de prendre les trois points. »

Après la visite des Whitecaps de Vancouver, l’Impact disputera un deuxième match, trois jours plus tard, face à la formation torontoise, également au stade Saputo. Le Toronto FC fera une deuxième escale à Montréal le 9 septembre.

Reste à savoir si ces trois parties auront lieu en présence de quelques spectateurs, ou encore à huis clos. À cet égard, rien n’est encore décidé.

« C’est sûr qu’on préférerait jouer tous nos matchs au stade Saputo avec un public, si possible », a admis Diop.

« Au moins, on n’a pas à voyager, c’est quelque chose à prendre en compte, ces temps-ci. Je pense que c’est toujours mieux de jouer au stade Saputo, là où on a nos repères, où on est chez nous. On a nos habitudes », a-t-il ajouté.

Dans les faits, l’Impact fera deux voyages : un à Toronto le 1er septembre, puis un autre à Vancouver pour y jouer deux parties, les 13 et 16 septembre.

Ces six matchs de l’Impact compteront pour le classement de la saison régulière de la MLS, mais serviront aussi à déterminer l’une des deux formations finalistes en vue du Championnat canadien de 2020.

L’équipe parmi l’Impact, le Toronto FC et les Whitecaps qui aura amassé le plus de points pendant cette séquence de rencontres passera à la finale du Championnat canadien, qui comptera un seul match, face aux représentants de la Première Ligue canadienne.

La date et l’emplacement seront annoncés à une date ultérieure.

Malgré tous les chambardements qui ont marqué les six derniers mois du quotidien de l’Impact, Diop dit avoir réussi à garder sa motivation.

« J’espérais toujours le plus de matchs possible. On a la chance d’avoir 6 matchs et potentiellement 12 après ça. Pour moi, c’est très bien. Personnellement, je suis très motivé. Je vais tout donner pour livrer les meilleures performances possible », a-t-il assuré.