(Montréal) Tandis que l’Impact de Montréal prendra jeudi la route d’Orlando, le gardien James Pantemis sera déjà rendu à Winnipeg, où il compte bien prouver toute sa valeur en 2020.

Frédéric Daigle
La Presse canadienne

Le gardien montréalais de 23 ans devait quitter Montréal lundi après-midi afin de rejoindre le Valour FC de Winnipeg, de la Première Ligue canadienne (PLC), où il passera la saison et, espère-t-il, profitera de minutes de jeu qu’il attend depuis longtemps. «

« C’est difficile pour n’importe quel joueur qui ne réussit pas à avoir des minutes de jeu, a-t-il admis en vidéoconférence avant de prendre la route du Manitoba. C’est difficile mentalement, car tu t’entraînes tous les jours à un haut niveau pour faire partie de la première équipe et jouer. C’était un peu frustrant, mais au bout du compte, je ne peux pas me laisser affecter par des décisions hors de mon contrôle. Je devais continuer de tout donner à l’entraînement, comme je l’ai fait au cours des dernières années. On ne sait jamais quand l’opportunité va se présenter.

Revenir se battre pour le poste de gardien No 1

« Cette opportunité en PLC est merveilleuse pour moi. Le plan, c’est d’avoir le plus de matchs possible cette année. De jouer à un haut niveau, comme je peux le faire, et revenir la saison prochaine me battre pour le poste de no 1. Je ne vois pas pourquoi, si j’ai une bonne saison, je n’aurais pas droit à cette chance. »

Pantemis jouit d’une excellente réputation auprès de plusieurs observateurs. Celui qui devait se joindre à la sélection canadienne aux Jeux olympiques de Tokyo a souvent été encensé ces dernières années. Plusieurs ont demandé qu’il soit prêté bien avant 2020 afin de peaufiner son jeu et qu’il acquière de l’expérience. Il ne croit toutefois pas que d’avoir été confiné aux entraînements avec l’Impact ait nui à son développement.

« On ne saura jamais si j’avais joué plus de matchs l’an dernier ou il y a deux ans quel niveau j’aurais atteint présentement, a-t-il expliqué. Mais de dire que je n’ai pas progressé, ce n’est pas vrai non plus. Si j’avais été gardien no 1 et que j’avais joué toutes les semaines, je n’aurais pas pu mettre autant d’énergie à l’entraînement. »

Pas de regret

Bien sûr que ça aurait été bien d’obtenir du temps de jeu il y a deux ans et possiblement être le gardien no 1 cette année. Mais je n’ai pas de regret. J’ai eu de très bons entraîneurs (des gardiens) à Montréal. Si je n’avais pas pu m’entraîner avec eux, je n’aurais peut-être pas autant progressé. Je peux maintenant mettre leurs enseignements en matchs et c’est à moi de jouer. »

La PLC n’a pas encore annoncé la date exacte ni la nature de la relance de ses activités, qui pourrait prendre l’allure d’un tournoi comme dans la MLS. La ligue a même évoqué la possibilité de réunir tout son monde dans un pôle. L’Île-du-Prince-Édouard et l’île de Vancouver seraient sur les rangs. Quoi qu’il en soit, que la PLC joue un tournoi suivi d’une saison ou seulement un tournoi, Pantemis sait qu’il doit profiter au maximum de cette occasion.

C’est une grosse année pour moi. Je suis très flatté que tout le monde parle de moi en des termes aussi élogieux, mais il est temps de prouver ce que je vaux. Les observateurs peuvent bien dire tout ce qu’ils veulent et affirmer que je suis un bel espoir à ma position, mais si je ne peux le prouver sur le terrain, ça ne vaut rien. C’est ce que je veux faire cette année.

James Pantemis

Pantemis aurait pu accompagner l’Impact à Orlando, mais il aurait alors dû se soumettre à la quarantaine obligatoire de 14 jours à son retour à Winnipeg. Il a plutôt choisi d’aller rejoindre immédiatement ses nouveaux coéquipiers.

« La PLC aimerait jouer ce tournoi quelque part en août, mais il n’y a rien de décidé encore. C’est important que je m’entraîne avec mes coéquipiers, c’est pourquoi j’y vais dès aujourd’hui et pas plus tard. »