(Toronto) Samuel Piette n’avait que 17 ans lorsqu’il a fait ses débuts avec l’équipe nationale senior du Canada contre les États-Unis. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts au cours des sept dernières années, autant pour Piette que pour l’équipe canadienne.

Neil Davidson
La Presse canadienne

Or, voilà que Piette et le Canada se préparent pour un autre choc avec les États-Unis, celui-là dans le cadre de la Ligue des Nations de la Concacaf le 15 octobre au stade BMO à Toronto.

« C’est un scénario complètement différent en ce moment, a souligné Piette, qui était devenu le troisième plus jeune joueur à participer à un match avec l’équipe nationale du Canada lorsqu’il a foulé le même terrain, en juin 2012.

J’aimerais voir qui est encore avec l’équipe aujourd’hui, à comparer avec l’équipe que nous avions en 2012. »

La réponse est Piette qui, à 24 ans, est le seul lien entre les équipes canadiennes pour les duels contre les États-Unis.

Le milieu de terrain Wil Johnson, qui a amorcé le match de 2012, a été rappelé pour le camp, mais s’est retiré pour des raisons familiales.

En 2012, Piette a été dépêché sur le terrain pendant la 86e minute de jeu, en relève à Julian de Guzman, un joueur qu’il avait en haute estime. Aujourd’hui un combatif milieu de terrain, il est bien sûr un élément important de l’Impact de Montréal (70 départs lors des trois dernières saisons), mais aussi de l’équipe du Canada (44 titularisations).

« Je connais les joueurs que nous avons maintenant, le groupe est beaucoup plus jeune qu’avant, a déclaré Piette. Nous comptons sur des joueurs de haut niveau avec leur club. Avant, ce n’était pas le cas. »

Après avoir gaspillé une avance de 2-0 dans un revers de 3-2 contre Haïti cet été, les joueurs canadiens sont anxieux de prouver qu’ils sont meilleurs que ce qu’ils ont montré lors de ce match de la Gold Cup.

« Nous sommes prêts à provoquer de bonnes choses », a déclaré Piette lors d’une conférence téléphonique jeudi.

Depuis ce match en 2012, le Canada et les États-Unis se sont affrontés deux fois. En janvier 2013, ils ont joué un match nul de 0-0 à Houston tandis qu’en février 2016, les États-Unis ont arraché un gain de 1-0 à Carson, en Californie.

Le Canada compte déjà deux victoires depuis le début de la compétition de la Ligue des Nations de la Concacaf après avoir battu Cuba 6-0 le 7 septembre à Toronto et 1-0 à George Town, dans les îles Caïmans, trois jours plus tard.

Les États-Unis affronteront le Cuba vendredi et joueront un deuxième match contre le Canada le 15 novembre à Orlando.

Le duel de mardi est crucial pour les Canadiens, qui ont besoin de points de classement pour doubler le Salvador et se hisser dans le top-6 de la Concacaf, ce qui assure une route plus directe vers la Coupe du monde de 2022 au Qatar.

Le Canada accuse un retard de cinq points sur le Salvador. Avec une victoire contre les États-Unis, le Canada récoltera 17 ou 18 points, selon le résultat du match entre les Américains et les Cubains.

Le Canada occupe le 75e rang au classement mondial tandis que les États-Unis se classent au 21e échelon.