L’Impact de Montréal ne se cache pas la tête dans le sable: son match de samedi, face à D.C. United, est le plus important de sa saison.

Frédéric Daigle
La Presse canadienne

«Aucun doute: c’est le match le plus important de 2019 pour l’Impact, a indiqué l’entraîneur-chef, Wilmer Cabrera. Nous tentons d’être prêts à 100%. Souhaitons que notre performance soit à la hauteur et que nous remportions le match.»

«Nous sommes très près d’eux au classement, souhaitons qu’on puisse les devancer et ne plus se soucier d’eux par la suite, a ajouté le défenseur Daniel Lovitz. C’est de cette façon que nous devrions aborder cette rencontre.

«Il faut en profiter, il leur manque quelques éléments et leur dynamique n’est peut-être pas la même que lorsqu’ils nous ont battus 5-0 l’an dernier. Nous devons être les agresseurs. Ce sont nos dernières 90 minutes avant la pause internationale: il n’y a pas de raison de ne pas tout laisser sur le terrain et de tenter de marquer le plus de buts possibles. […] J’aimerais bien leur infliger un revers de 5-0 aussi. On le leur doit bien», a dit Cabrera au sujet du cuisant revers subi presque à pareille date l’an dernier à Washington, qui avait pour ainsi dire scellé le sort de l’Impact.

Occupant pour l’instant le septième et dernier rang donnant accès aux séries éliminatoires dans l’Est avec 37 points, l’Impact se retrouve à deux points seulement de la formation de la capitale fédérale américaine, qui pointe au cinquième rang. Le club de Cabrera ne peut se permettre de laisser filer ces trois points, qui seront disputés sur sa pelouse du stade Saputo de surcroît.

Entre les deux se trouve le Revolution de la Nouvelle-Angleterre avec 38 points, qui affrontera le Toronto FC, tapi derrière l’Impact avec également 37 points, mais avec deux importants matchs en mains, tout comme le club de Foxborough.

Le Revolution et le TFC s’affrontent en même temps que l’Impact et D.C. United, samedi soir, au Gillette Stadium. Parions que le onze montréalais portera une attention particulière au résultat de ce duel.

«Je pense que c’est très important de prendre un match à la fois et de chercher à gagner à tout prix, a souligné Lovitz. Nous ne devons pas nous soucier de combien de points nous pouvons amasser lors des cinq derniers matchs, mais bien de nous concentrer sur la prochaine rencontre. Il faut battre D.C. United, ensuite nous aurons la pause.»

Le D.C. United sera privé pour l’occasion de son meneur de jeu, Wayne Rooney. Le vétéran, auteur de 11 buts en 25 matchs cette saison, purgera le deuxième match d’une suspension liée à un geste posé le 21 août contre les Red Bulls de New York.

«Ce serait bien de les battre avec Rooney sur le terrain, mais ils auront 11 joueurs qui voudront gagner aussi, a noté Lovitz. Ça ne change rien pour nous. Dans le passé, certains étaient plus préoccupés de récupérer son maillot après le match que de l’affronter, alors je pense que ce sera bien de pouvoir seulement nous concentrer sur l’équipe, pas sur lui.»

De son côté, Cabrera ne voit pas l’absence de Rooney comme un avantage pour sa troupe.

«Ils n’ont pas Rooney; nous n’avons pas (Ignacio) Piatti», a-t-il rappelé.

L’entraîneur a d’ailleurs indiqué que l’Argentin travaille d’arrache-pied pour revenir au jeu avant la fin du calendrier. Il a aussi nié les rumeurs qui font état d’une saison terminée pour le défenseur Victor Cabrera. Blessé au coude, Cabrera n’a pas été inséré à la formation depuis le 28 juillet dernier.

Finalement, le défenseur Rod Fanni, embauché plus tôt cette semaine, a pris part à son premier entraînement avec le club. Il ne devrait toutefois pas prendre part au duel de samedi.