Le temps n’est pas aux «belles victoires» chez l’Impact de Montréal; seulement aux «victoires». Parce que dans le contexte actuel, la fin justifie les moyens.

Michel Lamarche
La Presse canadienne

Dans les minutes qui ont suivi leur gain de 2-1 contre les Whitecaps de Vancouver mercredi soir au stade Saputo, plusieurs joueurs de la formation montréalaise reconnaissaient qu’ils avaient trimé dur pour aller chercher trois précieux points au classement.

Le premier à l’avoir constaté a été l’entraîneur-chef Wilmer Cabrera.

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Wilmer Cabrera

«Je suis fier de mes joueurs et je suis heureux pour eux. Je suis certain que si nous continuons de jouer comme ça, nous aurons plus de résultats positifs que de négatifs», a-t-il témoigné après la rencontre.

Élu joueur par excellence du match après avoir multiplié les arrêts-clés, le gardien Evan Bush a d’ailleurs rendu hommage à ses coéquipiers, dont certains étaient amochés, les qualifiant de guerriers.

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Evan Bush

«On avait quatre ou cinq joueurs qui avaient des bandages aux jambes, mais qui poussaient pour nous mener dans la bonne direction. On en parle peu, mais des gars comme Jukka (Raitala), Rudy (Camacho), Bacary (Sagna), Orji (Okwonkwo), étaient ralentis par quelque chose. Je suis sûr que ces trois points vont leur faire du bien, physiquement et mentalement.»

Cette mentalité de guerrier était aussi perceptible en milieu de terrain, où le Québécois Samuel Piette avait retrouvé sa place après avoir raté deux parties du calendrier régulier et le deuxième match de la demi-finale du Championnat canadien.

À cause de la stratégie employée par les Whitecaps de tenter de passer par le centre, Piette s’est senti très impliqué dans le jeu. Surtout, il a été en mesure de passer toute la rencontre sur le terrain.

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Samuel Piette (6)

«Le plan de match, pour moi, était de jouer autour de 60 ou 65 minutes. Je pense qu’à partir de la 60e minute, Wilmer me demandait toutes les cinq minutes si j’étais correct, et je lui disais que j’étais correct, évidemment. Surtout avec un score comme ça!», a raconté Piette, qui sait cependant qu’il devra ménager son corps pour éviter de se blesser de nouveau, comme ce fut le cas à Chicago il y a une quinzaine de jours.

Piette est conscient que les ingrédients qui ont mené à la victoire de mercredi devront de nouveau être employés lors de toutes les autres sorties de l’équipe au calendrier.

«Ce n’était pas le plus beau match, et il ne faut pas s’attendre à de beaux matchs jusqu’à la fin de la saison, avec un nouvel entraîneur qui vient d’arriver et qui doit imposer son système de jeu en peu de temps. C’est sûr que c’est un peu plus compliqué», a-t-il fait remarquer.

«C’est donc de puiser dans nos réserves, dans nos personnalités et d’aller chercher des matchs en bûchant ("grindant"). C’est ce qu’on a fait ce soir (mercredi), et c’est ce qu’il faut faire jusqu’à la fin de la saison; se battre sur chaque ballon, sur chaque action, pour aller chercher une place en séries.»