Le mois d’août aura été celui des rentrées au bercail chez l’Impact de Montréal. Après Ballou Tabla il y a trois semaines, les sept derniers jours ont vu Patrice Bernier et Rod Fanni revenir à leur tour dans le giron dans l’équipe, sans nécessairement voir venir le coup.

Michel Lamarche
La Presse canadienne

«C’est clair que j’ai été surpris. Il s’est passé beaucoup de choses en peu de temps ces derniers temps. J’ai été approché alors que Rémi Garde était encore au sein du club. On a eu beaucoup de discussions à ce moment-là et j’ai senti vraiment que c’était une intention du club de me faire revenir et aussi de l’entraîneur, c’est pour ça que ça s’est fait malgré tout quand même», a précisé Fanni, mardi.

«Ça a été un peu particulier pour moi de parler avec un entraîneur et de finalement arriver avec un nouveau, a enchaîné le défenseur central de 37 ans. Mais ce sont les aléas du football. Maintenant, on va lui souhaiter bonne continuation. Ma mission, c’est d’aider l’Impact de Montréal à accéder aux séries et de faire un beau parcours.»

Lorsqu’il a été invité à préciser à quel moment il pourrait être prêt à sauter sur le terrain, Fanni s’est limité à dire que ce pourrait être plus tôt que tard.

«Je n’aime pas donner des chiffres parce que ça va rester dans les têtes et on va me le reprocher, mais je pense que ça ve venir assez rapidement, ça, c’est sûr. Parce qu’entre-temps, je m’étais quand même tenu pas mal en forme. J’ai besoin d’un laps de temps pour remettre tout en service.»

Peu importe le moment de sa rentrée, Fanni a pris la peine de rappeler qu’il ne peut faire de miracles.

«Je ne marche pas sur l’eau, a-t-il illustré. De l’extérieur, quand je regardais les matchs, il y a des choses que je pense que je peux apporter, notamment en termes d’unité, d’union. Des fois, ça ne tient pas à grand-chose, peut-être juste un peu plus de communication dans certains cas, des petits réglages. Des fois, ce sont des petites choses qui amènent beaucoup de différence.»

Des jeunes aux pros

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

Patrice Bernier

De son côté, Bernier avait prévu de tenir une séance d’entraînement avec les jeunes de l’académie mercredi dernier quand on lui a soudainement demandé d’aller rejoindre les membres de l’équipe professionnelle.

«Ça va vite et la réalité, c’est que les journées sont un peu plus longues, a déclaré Bernier. Je connaissais le groupe, mais pas de l’interne. En l’espace de quelque 80 heures, tu parles avec les joueurs pros pour préparer le groupe le mieux possible pour le prochain match. Oui, ça va être un peu spécial de revenir fouler le terrain. C’est intense, mais j’ai grandi en foot, ça va vite et il faut s’ajuster.

«Le président m’a demandé de venir, d’épauler parce que c’est un changement, un nouvel entraîneur, a ajouté Bernier. C’est une autre perspective parce que j’étais dans le club, mais pas à l’interne. De mon côté, c’est plus de parler avec les joueurs individuellement et leur donner les détails des joueurs que j’ai affrontés ou des équipes adverses.»

Bernier a eu son baptême de feu samedi contre les grands rivaux de l’Impact, le Toronto FC.

«J’avais les crampons, il me manquait juste les jambières et le maillot. Par moments, ça ne m’aurait pas dérangé d’aller sur le terrain et déranger un peu Michael (Bradley) ou Jozy (Altidore)! C’était spécial. Mais au bout du compte, je ne suis plus un joueur. Je suis là pour accompagner l’entraîneur pour essayer de lui donner le plus de détails, d’informations qu’il puisse relayer aux joueurs et qu’on puisse prendre les meilleures décisions pour gagner des matchs.»

Jeudi dernier, le président Kevin Gilmore a parlé de l’ajout de Bernier comme d’un élément important parce qu’il considère qu’il fait partie de l’identité de l’équipe et à cause du respect qu’il engendre.

«Je ne suis pas l’identité du club, je suis une partie du club qui a laissé de bons moments et moi, c’est simplement d’aider ces joueurs-là et ce staff pour aller vivre des moments que j’ai déjà vécus dans le passé. C’est bien de savoir que j’ai encore cette étiquette-là.»