Championnes du monde en titre, les Américaines partiront largement favorites face aux Néerlandaises, demain (11 h), lors de la finale de la Coupe du monde féminine. Menées par leur duo Alex Morgan-Megan Rapinoe, elles tenteront d’appliquer la même recette avec des débuts de match particulièrement réussis.

Pascal Milano Pascal Milano
La Presse

Un duo décisif

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Depuis le début du tournoi, Megan Rapinoe et Alex Morgan ont uni leurs efforts pour un total combiné de 11 buts et 6 passes décisives.

La force collective des Américaines a été impressionnante depuis le début du tournoi. Les têtes d’affiche Alex Morgan et Megan Rapinoe ont aussi été à la hauteur avec un total combiné de 11 buts et 6 passes décisives. La première a inscrit le but décisif en demi-finale tandis que la seconde a fait pencher la balance lors des huitièmes de finale et des quarts de finale. La présence de Rapinoe sur le banc contre l’Angleterre a fait grand bruit, mais on sait maintenant qu’elle aurait pu entrer en cours de jeu si la situation l’avait exigé. Sa blessure à un muscle ischiojambier ne l’empêchera pas d’être présente, demain, sur la pelouse lyonnaise. Rose Lavelle, blessée lors de la demi-finale, devrait aussi participer au match.

Les bons débuts de match

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Dans tous les matchs de ce Mondial, les Américaines ont ouvert la marque dans le premier quart d’heure de jeu — 8e minute en moyenne —, notamment grâce aux coups de pied arrêtés et au jeu aérien.


Il y a une constante avec cette équipe américaine depuis le début du tournoi. Dans tous les matchs, elle a ouvert la marque dans le premier quart d’heure de jeu — 8e minute en moyenne. Depuis le début des matchs à élimination directe, où le calibre est plus élevé, les Américaines ont fondé leur succès offensif sur deux éléments : les coups de pied arrêtés et le jeu aérien. Des six buts inscrits lors des trois derniers matchs, cinq l’ont été dans l’une ou l’autre de ces situations de jeu.

Un état d’esprit

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Les derniers matchs ont montré une équipe américaine sous pression, par moments, mais qui a toujours élevé son niveau pour l’emporter.

Les Américaines ont atteint la finale pour la troisième fois en trois occasions, après la défaite de 2011, puis la victoire de 2015. Si elles l’emportent demain, elles deviendront le deuxième pays — après l’Allemagne de 2003-2007 — à conserver le titre. La finale est-elle une formalité pour la troupe de Jill Ellis ? Les derniers matchs ont montré une équipe sous pression, par moments, mais qui a toujours élevé son niveau pour l’emporter. Cela inclut notamment le penalty stoppé par Alyssa Naeher face à l’Angleterre. « Nous rattraperons les États-Unis à un moment donné, mais elles forment la meilleure équipe actuellement, a jugé le sélectionneur anglais Phil Neville. Et elles sont les meilleures grâce à leur mentalité de gagnantes. »

Les Pays-Bas en hausse

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Même si elles sont loin d’être favorites face aux Américaines, Jackie Groenen, Inessa Kaagman et les autres joueuses des Pays-Bas sont en pleine ascension depuis leur première participation à un Mondial, il y a quatre ans.

On l’a compris, les Néerlandaises sont loin d’être favorites face à des Américaines qui dominent le Mondial au chapitre des buts, des tirs, des tirs cadrés. En ce qui concerne la défense, elles sont deuxièmes pour les buts accordés et les tirs cadrés alloués. Il y a aussi cette idée que les États-Unis ont fait le plus dur en éliminant le pays hôte, la France, puis l’Angleterre, particulièrement séduisante, en demi-finale. Néanmoins, les Pays-Bas sont en pleine ascension depuis leur première participation à un Mondial, il y a quatre ans. Les Néerlandaises ont tout de même remporté le Championnat d’Europe de 2017 avec un noyau quasi inchangé. Huit des joueuses championnes ont été titularisées contre la Suède, mercredi dernier.

Moins de repos

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Depuis le début du tournoi, Alex Morgan et Megan Rapinoe ont uni leurs efforts pour un total combiné de 11 buts et 6 passes décisives.

Difficile à croire, mais les Américaines et les Néerlandaises ne se sont jamais croisées en match officiel. Lors de deux rendez-vous amicaux, les Américaines l’avaient emporté 3-1. Les Néerlandaises pourront compter sur leur trio offensif composé de Shanice van de Sanden, Vivianne Miedema et Lieke Martens, même si cette dernière est diminuée par une blessure à un orteil. Le niveau de fraîcheur est d’ailleurs un point d’interrogation puisque les Néerlandaises comptent une journée de repos en moins après avoir disputé les prolongations contre la Suède. Dans ce Mondial, elles ont d’ailleurs dû attendre les fins de match pour la différence.

Prédiction : États-Unis 3 Pays-Bas 1

Qui prendra la troisième place ?

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L’Angleterre et la Suède s’affronteront pour la troisième place de la compétition ce matin (11 h) à Nice.

L’Angleterre et la Suède s’affronteront pour la troisième place de la compétition ce matin (11 h) à Nice. Le scénario n’est pas nouveau pour l’Angleterre, qui a déjà disputé — et remporté — ce match de la troisième place en 2015. Après l’amère défaite contre les Américaines, Neville promet que son équipe affichera « de l’attitude, de la concentration et de l’engagement ». Lors de leur dernier duel, en novembre dernier, la Suède l’avait emporté par la marque de 2-0.

Prédiction : Angleterre 2 Suède 0