Impact: de l'argent par les fenêtres

Rémi Garde, entraîneur-chef de l'Impact... (Photo Anne-Marie Sorvin, archives USA TODAY Sports)

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Rémi Garde, entraîneur-chef de l'Impact

Photo Anne-Marie Sorvin, archives USA TODAY Sports

Samedi dernier, Rémi Garde s'est énervé lorsque la question sur ses remplacements est revenue - deux fois plutôt qu'une - sur le tapis. «J'ai fait mes changements quand j'ai jugé que c'était le temps de les faire», a-t-il sèchement répliqué dans la foulée de la triste défaite contre l'Union de Philadelphie. Le débat est pourtant légitime, car la réticence de l'entraîneur à se tourner vers le banc illustre le manque de qualité de l'effectif élargi, qui coûte pourtant cher à l'Impact.

2,8 millions

Contre Philadelphie, 7 des 12 plus hauts salariés de l'Impact étaient sur le banc en raison de performances décevantes ou dans les tribunes à cause de blessures. Cela fait un salaire combiné de 2,8 millions, soit un chiffre qui pointe vers un autre problème de 2018. Oui, l'Impact a fait des efforts financiers au cours des derniers mois, mais il l'a fait maladroitement en surpayant certains joueurs. Par exemple, Rudy Camacho, auteur de premières prestations décevantes et actuellement blessé à une hanche, gagne davantage que Laurent Ciman (699 000 $ contre 661 000 $). Le trio de trentenaires Marco Donadel-Dominic Oduro-Matteo Mancosu, en déclin depuis 2016, empoche 1,3 million.

Un manque de solutions sur le banc?

Les joueurs sur le banc face à l'Union touchaient un salaire combiné de 1,4 million. Mais rarement, dans les dernières saisons, l'Impact s'est-il appuyé sur un banc qui n'a pas un effet décisif dans le jeu et marque trop peu de buts. Autopsie du banc de samedi, mélange de joueurs trop tendres et de vétérans en perte de confiance.

Chris Duvall... (Photo Graham Hughes, archives La Presse canadienne) - image 2.0

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Chris Duvall

Photo Graham Hughes, archives La Presse canadienne

Le perdant de 2018

Avant le deuxième but de l'Union, Chris Duvall devait entrer en jeu en remplacement de Michael Petrasso. Décevant en 2018 et avec un temps de jeu en baisse par rapport à l'an dernier, le latéral droit ne pèse pas assez offensivement pour changer les choses sur des centres ou par ses montées.

Salaire: 150 000 $

Les jeunes

Les milieux Ken Krolicki et Louis Béland-Goyette ne comptent que 11 titularisations à eux deux. Le premier manque de tranchant dans son jeu vers l'avant, tandis que le second n'est employé que trop sporadiquement pour avoir du rythme. Là encore, il est difficile de leur demander de changer le cours d'un match.

Salaires: 54 500 $ et 55 750 $

L'indésirable

Dominic Oduro est au coeur d'un dossier mal géré de A à Z. L'an dernier, Joey Saputo a mis son veto à un transfert, prétextant que le Ghanéen était un favori de la foule en raison de ses coiffures extravagantes et de son amour bien documenté pour la pizza. Il est vrai que l'homme est sympathique et qu'il est apprécié, mais pas grand-monde n'aurait été outré par cet échange tant Oduro a collectionné les mauvaises prestations depuis le début de l'année 2017. Les propos de Garde, le classant vite dans les indésirables, n'ont pas aidé à le placer dans de bonnes dispositions. Entré en jeu contre Chicago la semaine dernière, il a raté une belle occasion d'égaliser dans le temps additionnel.

Salaire: 330 000 $

Le revenant

Shamit Shome devait disputer la saison 2018 avec le Fury d'Ottawa (USL) afin d'acquérir un peu de temps de jeu. Il a été rappelé par l'Impact le 5 avril pour pallier le manque de profondeur. Il n'a disputé que huit minutes l'an dernier et ne devrait pas jouer plus cette saison.

Salaire: 128 500 $

L'inconstant

On a été franchement surpris de revoir Matteo Mancosu, au mois de janvier, malgré un changement d'entraîneur. Blessé à un mollet, il se contente de miettes depuis cinq matchs avec 20 minutes de jeu. On le voit quitter l'Impact cet été, où il n'a jamais répété ses performances des séries de 2016.

Salaire: 700 000 $

Quand on se compare, on se désole

Que vaut le banc de l'Impact par rapport à celui des autres équipes de la MLS? Depuis le début de la saison, les joueurs montréalais entrés en jeu n'ont fait pencher la balance qu'une fois: Raheem Edwards contre le Crew de Columbus. Cela remonte tout de même à la deuxième rencontre de la saison avec, ensuite, neuf matchs de mutisme. Le banc le plus prolifique de la ligue se trouve chez les Red Bulls de New York (cinq buts), devant le Sporting Kansas City (quatre buts). Comme l'Impact, sept autres équipes ont vu leurs remplaçants n'inscrire qu'un but depuis le début de l'année. Seuls l'Union de Philadelphie et les Timbers de Portland ont fait pire, avec un zéro pointé.

Au deuxième rang des plus tardifs

En moyenne, Garde a effectué son premier changement à la 70e minute, ce qui semble particulièrement tardif. Cela a été particulièrement frappant samedi contre Philadelphie, tandis que plusieurs joueurs ayant disputé trois matchs en huit jours tiraient la langue en fin de rencontre. «Je pensais que Raheem [Edwards] ou Alejandro [Silva] pouvaient encore apporter quelque chose», s'est défendu Garde. Tout de même, on y voit un désaveu envers son banc et ses joueurs bien plus frais physiquement.

Les trois entraîneurs les plus tardifs en ce qui concerne le premier changement: 

Gio Savarese, Timbers de Portland: 72e minute

Rémi Garde, Impact: 70e minute

Bob Bradley, Los Angeles FC: 69e minute

Les trois entraîneurs les plus rapides en ce qui concerne le premier changement: 

Anthony Hudson, Rapids du Colorado: 55minute

Jason Kreis, Orlando City: 56e minute

Brian Schmetzer, Sounders de Seattle: 56e minute

Moyenne des entraîneurs pour un premier changement: 62e minute




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