Coupe Danone des Nations: croire en ses rêves

Danielle Dubuc, de Saint-Alexandre, ne pouvait mieux souhaiter... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

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Danielle Dubuc, de Saint-Alexandre, ne pouvait mieux souhaiter pour ses fils, David et Mathieu Choinière, qui ont tous deux participé à la Coupe Danone des Nations, lorsqu'ils avaient entre 10 et 12 ans. David, qui fait partie de l'Impact de Montréal, a même pris part à deux championnats !

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

La tension sera palpable demain, au parc de la Voie maritime, à Saint-Lambert, lorsqu'une cinquantaine de garçons et de filles de 10 à 12 ans, mordus de soccer, chercheront à se faire remarquer. Leur but ? Se classer parmi les 12 garçons et les 12 filles qui auront une chance de participer l'an prochain à la Coupe Danone des Nations, en Espagne.

Le camp sera l'aboutissement de deux intenses journées pendant lesquelles un millier d'enfants aura espéré se qualifier. Un premier camp de sélection a en effet eu lieu hier, à Québec, et le second se déroule aujourd'hui à Saint-Lambert.

Tous les espoirs sont permis, comme en témoigne David Choinière, qui a eu le privilège de participer à deux éditions de la Coupe Danone des Nations alors qu'il avait 10 et 12 ans. Celles-ci l'ont amené à jouer dans le stade du Paris Saint-Germain FC, en 2008, et dans le stade principal de Johannesburg où ont été disputés des matchs de la Coupe du monde en Afrique du Sud, en 2010.

« Ces deux expériences ont été vraiment enrichissantes », explique le milieu de terrain de 21 ans, qui joue maintenant pour l'Impact de Montréal.

« Avoir la chance de représenter son pays à un si jeune âge, c'était un rêve qui se réalisait. C'est comme une mini Coupe du monde pour les jeunes. Cela a été un élément déclencheur pour me faire rêver de devenir un joueur de soccer professionnel », ajoute-t-il.

Son frère Mathieu, suivant ses traces, a quant à lui eu la chance de participer à la Coupe Danone des Nations organisée en 2011, à Madrid. « C'est quelque chose d'incroyable », souligne le jeune homme de 19 ans, qui est aussi milieu de terrain et fait partie des U19 de l'Académie de l'Impact. « Le fait que mon frère ait participé avant moi m'a inspiré. »

Leur mère, Danielle Dubuc, a la chair de poule quand elle pense à chacune des participations de ses fils à cette immense fête du soccer, qui réunit des jeunes de 32 pays.

« Ce furent des expériences de vie uniques et mémorables, de grands moments pour notre famille, fait-elle remarquer. Cela te donne des frissons, en tant que parent, quand tu vois ton fils jouer dans le stade de Paris Saint-Germain devant 70 000 spectateurs, encouragé par la foule. Quand Mathieu est allé jouer en Espagne, Cristiano Ronaldo était encore son idole. Il s'est penché et a embrassé le terrain. Je ne sais pas s'il s'en souvient, mais moi, oui ! Ce sont des moments qui n'ont pas de prix. »

UNE ÉDITION SPÉCIALE

Le processus se remet donc en branle en vue d'un championnat encore plus spécial, lorsque la multinationale française Danone célébrera ses 100 ans. Les équipes de garçons et de filles formées cette année et celles qui seront composées l'an prochain participeront toutes à la compétition de grande envergure qui aura lieu pendant l'été 2019 en Espagne.

« La compagnie a décidé de prendre un pas de recul pour voir comment elle peut se renouveler et revenir avec un immense tournoi », explique Natacha Gouveia, chef sénior des communications externes chez Danone Canada.

Grand amateur de soccer et croyant que la santé passe par l'alimentation et de saines habitudes de vie, Franck Riboud a créé la Coupe Danone des Nations en l'an 2000, alors qu'il était à la tête de l'entreprise fondée par son père. Une équipe canadienne y participe depuis sa deuxième édition, se distinguant par l'inclusion d'au moins une ou deux filles depuis le début.

« Pendant longtemps, nous avons été le seul pays à faire cela [l'inclusion des filles au sein des équipes]. C'est une grande fierté pour nous d'avoir contribué à l'essor du soccer féminin », dit Natacha Gouveia.

L'an dernier, pour la première fois, six équipes composées uniquement de filles se sont affrontées lors de la compétition internationale, qui a eu lieu à New York. Celle du Canada s'est rendue jusqu'à la finale, où elle s'est inclinée contre le Brésil. L'équipe masculine s'est aussi illustrée en se classant au sixième rang (sur 32).

« C'est vraiment exceptionnel, indique Mme Gouveia. Chaque fois, je vois les étoiles dans les yeux des enfants. »

Le même processus de sélection aura lieu à Ottawa et Toronto, en juin. Autant chez les garçons que chez les filles, les 12 joueurs retenus dans les régions de Montréal et Toronto seront répartis dans deux équipes (blanc et rouge). Celles-ci s'affronteront lors de la finale canadienne, qui se tiendra dans la région de Montréal, à la fin de juin. L'équipe gagnante participera à la finale mondiale en Espagne, l'an prochain.

Que conseille David Choinière à tous ceux et celles qui voudront un jour participer ? « Il faut tout donner, dit-il. Il faut montrer ses qualités sur le terrain, pour se faire remarquer. »

Surtout, précise-t-il, il est important de s'amuser. « Le reste vient tout seul. »




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