Le Prince Ali de Jordanie, candidat à la présidentielle FIFA, a estimé mardi que la FIFA devait quitter son fonctionnement «autoritaire».

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Nous vivons un moment crucial, à l'intérieur et à l'extérieur de la FIFA, des voix s'élèvent contre la manière dont la FIFA est gérée, les problèmes sont profondément enracinés, nous devons les traiter en famille. Partout dans le monde, il y a une volonté de changement, la FIFA doit être à la hauteur et quitter son fonctionnement autoritaire», a expliqué celui qui est vice-président de la FIFA, lors d'un discours prononcé lors du Congrès de l'UEFA à Vienne.

«L'image de la FIFA a décliné, imaginez une FIFA rajeunie, restaurée, liée à l'amour foot», a-t-il conclu.

L'UEFA avait donné la possibilité aux quatre candidats à la présidentielle FIFA de s'exprimer. Joseph Blatter, arguant qu'il est président de la FIFA depuis 17 ans, a refusé. Ses trois opposants ont accepté.

Michael Van Praag, président de la fédération néerlandaise, a une nouvelle fois déploré les rumeurs qui ternissent l'image de la FIFA «népotisme, corruption, etc.». «Il faut un changement de leadership, c'est à notre génération de faire le ménage, a-t-il asséné. On ne peut pas continuer avec le même homme qui est responsable de l'état actuel de la FIFA. Je n'ai pas l'ambition de rester président de la FIFA pendant 20 ans, mais seulement quatre».

Luis Figo a lui répété que la FIFA ferait une erreur en se reposant dans son fonctionnement sur un «seul homme, le président». Il a appelé à une plus grande participation des fédérations membres de la FIFA dans les processus de décision.

L'élection présidentielle de la FIFA aura lieu le 29 mai à Zurich. Blatter, 79 ans, brigue un 5e mandat.