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Turban: la Fédération québécoise de soccer défend sa position

La FIFA autorise le port d'un modèle précis... (Photo Muhammad Al-Kisswany, AP)

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La FIFA autorise le port d'un modèle précis de hijab pour les joueuses de soccer, mais elle n'a toujours pas pris position sur les turbans, patkas et keskis portés par les adeptes du sikhisme.

Photo Muhammad Al-Kisswany, AP

Marie-Michèle Sioui
La Presse

La Fédération québécoise de soccer (FQS) a choisi de bannir le turban des terrains de soccer de la province pour des raisons de sécurité, mais elle ignore si ce type de couvre-chef est réellement dangereux.

«Je ne sais pas si des accidents ont déjà été causés par le port du turban», a admis la directrice générale de la FQS, Brigitte Frot, dans une conférence téléphonique organisée lundi. «Nous ne savons pas s'il est dangereux, et c'est la raison pour laquelle nous l'interdisons.»

Dans un vote majoritaire, mais pas unanime, la FQS a ainsi décidé d'attendre que la Fédération internationale de football association (FIFA) se prononce sur le port du turban avant de l'autoriser dans la province. Elle a du même coup choisi de faire bande à part par rapport au reste du pays, où les joueurs de soccer peuvent porter le turban sans problème en vertu d'une directive en ce sens de la part de Soccer Canada.

La FIFA autorise le port d'un modèle précis de hijab pour les joueuses de soccer, mais elle n'a toujours pas pris position sur les turbans, patkas et keskis portés par les adeptes du sikhisme. La FIFA teste le port du hijab - qui inspirait des craintes d'étouffement, car il entoure le cou - jusqu'en mars 2014, après quoi elle annoncera sa position officielle.

«La question du turban ne sera pas abordée avant la fin du test pour le hijab», remarque Balpreet Singh, de l'Organisation mondiale des sikhs du Canada. D'ici là, cette organisation estime que 100 à 200 sikhs du Québec devront s'abstenir de jouer au soccer parce qu'ils portent le turban.

«Nous croyons à l'intégration, et de dire à des enfants qu'ils ne peuvent pas jouer avec les autres, c'est dévastateur», croit Balpreet Singh.

De son côté, Brigitte Frot souligne que la question culturelle n'a pas influencé la décision de la FQS, qui s'est concentrée sur les enjeux de sécurité. Aux personnes mécontentes de la décision de son organisation, elle suggère de s'adresser à la FIFA.

Or selon les membres de la communauté sikhe avec qui La Presse s'est entretenue, cette démarche est quasi impossible, puisque seuls les membres de la FIFA, comme Soccer Canada, peuvent communiquer directement avec l'association. Il a été impossible de rejoindre cette organisation basée en Suisse lundi après-midi, celle-ci étant déjà fermée en raison du décalage horaire.

«Nous représentons tous les joueurs de soccer, pas les individus», s'est défendue Brigitte Prot quand on lui a demandé si son organisation ne devrait pas porter la cause des sikhs devant les instances qui la régisse. «Dès que le règlement sera modifié par la FIFA, il nous fera plaisir de l'appliquer», a-t-elle ensuite assuré.




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