Patrice Bernier a vécu une saison en plusieurs temps. Après avoir entamé l'année dans un schéma tactique qui ne le mettait pas en valeur, le Québécois a ensuite débuté un seul des huit matchs, entre le 4 avril et le 26 mai.

Pascal Milano LA PRESSE

«Je n'étais pas revenu pour cela, a-t-il admis avec le recul. À un moment donné, tu te dis que si cela ne s'améliore pas, il vaut mieux repartir pour aller là où tu as fait ta marque et où tu as de la reconnaissance. Mais je n'ai jamais pensé que j'avais pris la mauvaise décision en revenant à la maison.»

Bernier a également indiqué que sa relation avec Jesse Marsch était restée bonne lors de cette difficile période. Avec neuf buts et huit passes décisives au terme d'une excellente deuxième moitié de saison, il a finalement été élu Joueur par excellence du club.

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Di Vaio préfère jouer seul

En fin de saison, l'absence de Felipe a incité Marsch à évoluer en 4-4-2 avec une association entre Marco Di Vaio et Andrew Wenger. À choisir, l'Italien préfèrerait cependant évoluer seul en pointe, comme lors de ses années bolognaises, au lieu de tourner autour de son partenaire. «Je préfère jouer devant, mais ce n'est pas un problème (d'être positionné ailleurs). J'essaie d'aider l'équipe, Andrew et les autres attaquants. Je suis à la disposition du coach.»

Wenger a également connu plus de difficultés lors du dernier droit de la saison. «Même s'il n'a pas marqué lors des derniers matchs, tu vois qu'il se place dans des positions dangereuses, a tempéré De Santis. Avec Marco, ils ont obtenu trois ou quatre bonnes occasions par match. Andrew possède tous les outils pour devenir un bon joueur.»

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De Santis «très satisfait» du travail de Marsch

Si sa gestion a parfois laissé transparaitre son inexpérience, Jesse Marsch peut, plus que jamais, compter sur l'appui de l'état-major montréalais après cette saison de 42 points.

«Nous sommes très satisfaits de son travail, a évalué Nick De Santis. Comme pour nous, il s'agissait de sa première année et il avait beaucoup d'aspects à gérer. En général, il a effectué du bon travail puisque nous avions un bon produit même si nous ne sommes pas satisfaits de notre septième place.»

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Deux mondes

Sur le terrain, l'incompréhension entre les joueurs italiens et nord-américains a été palpable à plusieurs reprises. Marsch a indiqué que la construction d'une identité avec autant de profils différents avait demandé un effort très important. Joey Saputo a ajouté qu'il n'y avait, malgré tout, jamais eu de dissension au sein du vestiaire.

Si le président a reconnu posséder des relations privilégiées avec le soccer italien, il a précisé que le prochain joueur d'envergure ne viendra pas forcément de Serie A. «Le plus important est qu'il doit s'agir de la bonne personne pour cette communauté. Et Montréal n'est pas seulement composée de la communauté italienne, mais possède plusieurs groupes ethniques», a-t-il rappelé.

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Photo: PC

Marco Di Vaio

Une transaction forcée

Sélectionné via le processus d'allocation, Eddie Johnson n'a appartenu que quelques minutes à l'Impact, le 17 février dernier. L'attaquant américain a immédiatement été échangé aux Sounders de Seattle en retour de Lamar Neagle et de Mike Fucito. Le premier n'a joué qu'un rôle de remplaçant alors que le second a rapidement changé d'adresse.

Pendant ce temps, Johnson a inscrit 14 buts. «Nous avons essayé de le convaincre de venir ici, mais il voulait rester aux États-Unis, a expliqué De Santis. Pouvions-nous le placer dans une situation et lui dire: "On te garde avec nous"? Oui, mais c'est comme cela que l'affaire Brian Ching a débuté.»

Photo: AP

Eddie Johnson