L'Impact entretient plus que jamais son rêve de faire les séries après avoir battu DC United par la marque de 3 à 0, samedi après-midi au stade Saputo. Un but de Marco Di Vaio, puis un doublé de Patrice Bernier ont permis au onze montréalais de remporter un cinquième succès d'affilée et de revenir à un point de la cinquième place détenu par DC United.

Mis à jour le 26 août 2012
Pascal Milano LA PRESSE

Évidemment, l'Impact a disputé trois matchs de plus que ses rivaux du jour, mais a rempli sa part du contrat en accentuant la pression sur un quatuor qui comprend Columbus, DC United, Chicago et, à un degré moindre, Houston.

«Il reste six matchs et on doit tout faire pour aller en séries. Ce n'est pas facile, car nous avons joué plus de matchs que les autres et qu'il faut attendre leurs résultats», a indiqué Di Vaio.

Déjà buteur contre les Earthquakes de San Jose, l'Italien a été le personnage central d'une première mi-temps qui ne marquera pas les esprits. Il a d'abord multiplié les hors-jeu tandis que les longs ballons dans la profondeur représentaient l'unique solution pour l'Impact, coincé dans sa moitié de terrain.

Cette menace constante a ensuite payé à la 25e minute. Profitant d'un mauvais alignement de la défense adverse, Di Vaio a tranquillement contrôlé une passe de Bernier avant de tromper Bill Hamid d'une frappe enroulée.  Croyant vraisemblablement à un énième hors-jeu, les défenseurs du DC United ont été d'une incroyable passivité sur cette séquence.

Avant cette ouverture du score, seules deux interventions défensives d'Alessandro Nesta et de Matteo Ferrari ont permis aux 20 011 spectateurs de s'enthousiasmer un peu. «Il y a la chaleur et nous ne sommes pas habitués à jouer l'après-midi. Cela a pris un peu de temps avant que l'on enchaîne et il a suffi d'une occasion pour faire la différence», a estimé Bernier.

Incapable d'enchaîner trois passes dans le camp du DC United, l'Impact n'a toutefois guère tremblé devant les frappes lointaines adverses. À ce chapitre, Lewis Neal a été le plus dangereux avec une tentative qui a frôlé le poteau gauche de Troy Perkins, à la 43e minute.

La deuxième mi-temps a rapidement présenté un scénario plus excitant. Sur un centre de Jeb Brovsky à la 49e minute, Collen Warner s'est fait déséquilibrer par Emiliano Dudar. Pas d'hésitation pour l'arbitre Matthew Foerster qui a désigné le point de penalty. Pas d'hésitation non plus pour Bernier qui, après une longue constatation adverse, a pris Hamid à contre-pied pour inscrire son sixième penalty de la saison.

À cet instant, l'entraîneur du DC United, Ben Olsen, a brassé ses cartes en faisant entrer ses trois meilleurs éléments au cours des minutes suivantes: Branko Boskovic, Chris Pontius et Dwayne De Rosario. «Nous étions un peu surpris de ne pas les voir au début, mais nous savions que leurs jambes pouvaient être lourdes, a indiqué Jesse Marsch à propos de l'absence de ce trio en début de match. Leur stratégie était d'aligner une équipe qui pouvait tenir le coup pendant 45 minutes, une heure avec l'espoir d'obtenir ensuite un bon résultat grâce à l'apport de leurs gros canons.»

Aligné en 4-4-2 avec le remplacement de Lamar Neagle par Andrew Wenger, l'Impact a subi davantage, mais n'a pas flanché. L'alerte la plus dangereuse est venue d'un centre de De Rosario pour Marcelo Saragosa dont le tir a été sauvé quasi miraculeusement par Perkins. «Cette victoire découle de la façon dont nous avons défendu collectivement. En général, DC United a eu du mal à nous surprendre et n'a pas obtenu une tonne d'occasions. Nous avons aussi été solides sur les ballons arrêtés alors que cela nous coulait en début d'année», a jugé le capitaine Davy Arnaud.

Après avoir tergiversé quelques minutes plus tôt, Bernier a inscrit son deuxième but du match, dans le temps additionnel, grâce à une frappe déviée par la défense adverse.

Débordant de confiance, l'Impact se déplacera maintenant à Columbus, samedi prochain. Un autre match de six points...