Le président français de l'Union européenne de football (UEFA), Michel Platini, a réclamé dans la presse allemande la création d'«une police du sport» qui serait notamment chargée de lutter contre les réseaux de paris truqués.

Publié le 21 nov. 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

«Ce dont nous avons besoin, c'est d'un instrument transnational, une police internationale du sport. Lorsque j'ai été élu président de l'UEFA il y a trois ans, j'avais demandé une telle institution, mais il n'y a rien eu», a expliqué Platini au journal Welt am Sonntag.

 

«Interpol nous a récemment contacté et nous a proposé de collaborer, cela serait un début», a-t-il ajouté.

«L'UEFA n'est pas Scotland Yard. Quand il y a des délits criminels, ce sont la police et la justice qui doivent intervenir», a remarqué l'ancien international français.

«Il est devenu trop dangereux d'enquêter par nous-mêmes», a-t-il précisé.

Le président de l'UEFA a rappelé que les paris truqués étaient «ce qui menaçait nos racines»: «Quand les résultats sont fixés à l'avance, le football perd son âme et il faut le défendre», a-t-il insisté.

Par ailleurs, M. Platini a évoqué la succession de l'Allemand Franz Beckenbauer qui a décidé de ne pas briguer en 2011 un nouveau mandat au comité exécutif de la Fifa.

«Nous ne sommes pas une monarchie avec des charges héréditaires (...) Il n'y a pas un droit automatique en faveur d'un représentant allemand (...) Mais si les Allemands présentent un candidat costaud, il aura des chances d'être élu», a-t-il conclu.

Le football allemand pourrait proposer la candidature du président de la Fédération allemande, Theo Zwanziger.