La présidente argentine Cristina Kirchner s'est dite affectée par l'éviction de Diego Maradona du poste de sélectionneur de l'équipe nationale de football argentine, affirmant qu"'il avait toujours défendu les couleurs de son pays avec beaucoup de coeur».

AGENCE FRANCE-PRESSE

La présidente Kirchner a appelé personnellement Maradona au téléphone après sa conférence de presse de mercredi soir au cours de laquelle il a réglé ses comptes avec le président de la Fédération argentine de football (AFA) Julio Grondona et son manageur Carlos Bilardo.

«Je suis très triste de son départ. Il me semble qu'il a été très digne avec la sélection», a dit la présidente.

«Grondona m'a menti. Bilardo m'a trahi», a affirmé Maradona dans ses premières déclarations publiques depuis l'annonce de sa mise à l'écart mardi.

Le capitaine de l'équipe championne du monde en 1986 s'est contenté de lire un long communiqué, refusant de répondre aux questions des nombreux journalistes venus écouter sa version des faits.

«Ils m'ont appelé pour éteindre l'incendie. Nous l'avons éteint et alors que nous pouvions travailler avec plus de temps et de tranquillité, il s'est passé ce qui s'est passé ces dernières heures,» a-t-il regretté.

En revanche, il n'a pas évoqué son avenir, à trois mois de ses 50 ans.