Il se passe toujours quelque chose de spécial entre l'Impact et les Whitecaps de Vancouver. Comme le 30 juin dernier, les joueurs de la Colombie-Britannique ont frappé dans les dernières minutes du match pour infliger un revers de 1-0  à l'Impact, devant une foule de 12 355 spectateurs, hier soir au Stade Saputo.

Pascal Milano LA PRESSE

Déjà buteur lors du dernier duel entre les deux rivaux canadiens, Greg Janicki a inscrit le but vainqueur en trompant Matt Jordan de la tête à la 88e minute, sur une longue remise en touche de Wes Knight.

Non seulement l'Impact n'est pas parvenu à revenir à quatre points des Whitecaps au classement, mais il a de nouveau cédé sur une situation de ballon arrêté.

«On est déçus parce qu'on se prend un but sur un manque de concentration, a commenté Philippe Billy. Ça arrive trop fréquemment que l'on s'en prenne en fin de match. Après, on a quand même des occasions, mais on ne les concrétise pas.»

Avant ce but assassin en fin de rencontre, aucune équipe n'est parvenu à prendre le jeu son compte. Elles se sont plutôt échangé des coups à tour de rôle.

«On savait que cela allait être un match équilibré et très intense, a expliqué l'entraîneur Marc Dos Santos qui parle de vol pour qualifier la victoire des Whitecaps.

«J'avais dit que l'équipe qui allait faire le moins d'erreurs avant le match allait gagner. Ça s'est vraiment joué sur un moment durant lequel l'équipe aurait pu mieux défendre. C'est une dure soirée, une dure défaite pour nous.»

Elle l'est autant plus difficile à avaler que l'Impact  a eu deux bonnes occasions d'ouvrir la marque avant le coup de boule de Janicki.

Après un début de deuxième demie plus que moyen, l'Impact s'est enfin montré dangereux à la 66e. Sur un ballon piqué de Gerba, Antonio Ribeiro s'est présenté seul devant Nolly. Il n'a cependant pas pu armer sa frappe en raison du bon retour des défenseurs.

Peu après son entrée de jeu, Eduardo Sebrango a également eu la balle du 1-0 au bout du pied, mais il a expédié sa frappe au-dessus de la cage adverse. Et comme souvent cette saison, c'est le genre de maladresses que les Whitecaps font payer très cher à l'Impact.

Jordan testé d'entrée

Ce sont les Whitecaps qui se sont procuré la première occasion du match. Sur un coup-franc tiré par Martin Nash, Luca Bellisomo a prolongé le ballon de la tête au second poteau. Nelson Akwari, esseulé, l'a alors redirigé vers le but mais a vu Jordan s'envoler pour éteindre la menace. Le gardien américain a du coup montré qu'il était totalement rétabli de sa blessure à l'aine qui lui a fait manquer les 11 derniers matchs.

Devant lui, l'Impact a mis un bon quart d'heure avant d'entrer dans son match. Face au pressing et à la discipline des Whitecaps, les Montréalais ont eu beaucoup de difficultés à garder la possession du ballon. Et donc à trouver des solutions dans le camp adverse. C'est d'autant plus vrai que les tacles sont devenus plus appuyés, au fil des minutes.

«Avec Vancouver, c'est toujours physique, c'est toujours une bataille, a indiqué l'arrière gauche Simon Gatti. La première demie a été très difficile avec le vent et la pression exercée par Vancouver.»

L'un des premiers mouvements offensifs montréalais a été initié par Billy dont le second effort a permis de décaler Antonio Ribeiro sur le côté droit. Ce dernier a ensuite trouvé Ali Gerba dans l'axe qui a frappé d'un angle restreint après avoir manqué son contrôle. L'idée était bonne, la finition toujours déficiente.

Ce cas de figure a résumé la suite de la première demie. Après un coup-franc de Philippe Billy au ras du poteau à la 29e, c'est la tête d'Hicham Aaboubou qui a facilement été arrêtée par Jay Nolly (34e).

L'Impact devra rapidement trouver des réponses à ses problèmes puisqu'il se déplace à Baltimore, samedi.