Inter Milan-Bayern Munich: tel pourrait être l'affiche de la finale de la Ligue des champions, le 22 mai à Madrid, les deux clubs ayant pris un ascendant sur le FC Barcelone (3-1) et Lyon (1-0) à l'issue des demi-finales allers, disputés mardi et mercredi.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Avec l'Inter et ses 5 trophées européens (2 C1, 3 C3) et les Bavarois aux quatre titres en C1, Santiago Bernabeu s'apprête peut-être à accueillir deux géants continentaux même si ces deux formations sont quelque peu en sommeil depuis plusieurs années sur le plan international (une Coupe de l'UEFA en 1998 pour l'Inter, une Ligue des champions en 2001 pour le Bayern).

Rien n'est encore fait, surtout pour le Bayern qui devra encore tenir le choc à Gerland au retour, mais avec deux rusés chefs d'orchestre aux baguettes, José Mourinho et Louis van Gaal, l'affrontement en finale pourrait en tout cas valoir son lot de coups bas et d'intox.

Il sera en effet difficile pour le champion d'Europe barcelonais de se défaire du piège du maître tacticien Mourinho, qui a parfaitement fonctionné à l'aller.

La capacité de Lionel Messi, totalement neutralisé à San Siro, à se défaire de la défense agressive de l'Inter sera sans doute la clef du match, les Catalans devant au moins inscrire deux buts pour se qualifier pour la finale et continuer à rêver d'un doublé qui serait le premier en C1 depuis celui réalisé par l'AC Milan (1989-1990).

La suspension de Carles Puyol n'arrange pas non plus les plans de Pep Guardiola, obligé de rebâtir une défense qui sera forcément secouée par le trio Eto'o-Milito-Pandev.

Le Bayern Munich devra de son côté se passer des services de Ribéry, exclu pour un vilain tacle sur Lisandro.

L'international français, qui vit des jours délicats après avoir été auditionné dans une affaire de proxénétisme, n'avait pourtant pas du tout semblé affecté par les remous provoqués par ce scandale. Mais son geste de la 37e minute a tout balayé.

Heureusement pour le Bayern, Robben a depuis quelques mois supplanté Ribéry dans le jeu bavarois et, comme un symbole, c'est lui qui a inscrit le but salvateur en fin de match (69e).

Sans Toulalan, pièce essentielle du dispositif défensif et exclu après deux cartons jaunes, Lyon risque de passer des moments délicats à Gerland.