L'Impact a pris les devants 2-0, hier au stade Saputo, dans le premier de deux matchs du quart de finale qui l'oppose au Battery de Charleston.

La consigne était simple. «Il fallait tester leur gardien inexpérimenté», a résumé David Testo après le match. Ce gardien, c'était Keith Wiggans, remplaçant du blessé Dusty Hudock - meneur de la première division des United Soccer Leagues (USL) cette saison en buts accordés, moyenne de buts et blanchissages.

Dès la 10e minute, Testo a donc tiré d'une vingtaine de mètres. Sa frappe est allée rebondir au sol avant de se faufiler derrière le malheureux cerbère. Un à zéro.

L'entraîneur-chef Marc Dos Santos a regardé la scène les yeux écarquillés et le visage impassible. Comme s'il était peu surpris. «L'Impact est une nouvelle équipe», a-t-il martelé après le match.

Ceux qui n'adhèrent pas à son leitmotiv étaient sûrement plus surpris. Car l'Impact n'avait pas marqué en trois matchs contre Charleston (0-1-2) durant la saison régulière. Hier soir, l'équipe a marqué deux fois. Placentino a augmenté l'avance des siens avec un jeu spectaculaire à la 88e minute. «Vous me connaissez: quand c'est facile, je rate. Quand c'est un but impossible, je le réussis», a lancé celui qui est entré au jeu à la 82e minute en remplacement de Peter Byers.

Un but qui est arrivé comme un soulagement. Car le quart de finale est un aller-retour de deux matchs qui se décide par le total des buts. Et une victoire de 1-0 aurait été décevante. L'Impact a dominé la première demie. Byers a failli marquer à la 44e minute. Matt Bobo a dû prendre un carton rouge pour l'empêcher de tirer dans la surface de réparation. Charleston a alors dû terminer la rencontre à 10 contre 11, sans son meilleur défenseur.

Mais après avoir dominé à forces égales, l'Impact s'est essoufflé un peu en deuxième demie. Surtout que Charleston a fermé complètement son jeu pour éviter la saignée. «Ils n'étaient pas venus pour jouer au soccer, ils ne faisaient que jouer en défense», a déploré Dos Santos.

Le fantôme de Laguna

Le travail n'est qu'à moitié fait. Montréal devra défendre cette mince avance dimanche prochain à Charleston dans le deuxième et dernier match. Étant donné la formule «total des buts», une nulle suffira.

«On y va avec un maximum de confiance, même si on a vu par le passé qu'un maximum de confiance ne nous réussissait pas toujours. Mais on a tiré énormément de conclusions après Santos Laguna», a tenu à rassurer Cédric Joqueviel.

«Le premier 90 minutes est terminé, il en reste un autre, a rappelé Dos Santos. Il ne faut pas qu'on s'excite, on est seulement rendu à la mi-temps de la série.»

Deux autres quarts de finale se déroulaient hier soir. Rochester a gagné 2-1 contre Puerto Rico. La rencontre entre Vancouver et Caroline n'était pas terminée au moment de mettre sous presse.