Chelsea a remporté samedi la Coupe d'Angleterre aux dépens d'Everton (2-1), son premier trophée depuis le départ de Jose Mourinho et son sacre dans la même compétition en 2007.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Surmontant l'ouverture du score, après seulement 25 secondes, du Français Louis Saha, l'équipe du Néerlandais Guus Hiddink, dont c'était le dernier match, a parfaitement dominé son sujet et logiquement prévalu grâce à une tête de Didier Drogba (21) et une frappe de Frank Lampard (72). Pour Everton, soutenu par un public aussi fantastique que celui de son grand rival de Liverpool, l'allégresse aura duré le temps de voir John Obi Mikel repousser mollement un centre de Stephen Pienaar. Marouane Fellaini remettait de la tête pour Saha, dont la demi-volée du gauche ne laissait aucune chance à Petr Cech (1, 0-1).

La suite fut beaucoup plus pénible, car l'équipe du nord-ouest allait reculer, laisser le ballon et progressivement dispraître. Elle payait d'abord ses lacunes sur son couloir droit, où le malheureux Tony Hibbert, enfant du pays, était torturé par Florent Malouda et Ashley Cole.

Le «Drog», cinquième!

C'est de là que venait le centre de Malouda pour la tête de Drogba. Deux ans après avoir offert leur dernier trophée aux «Blues» grâce à un but dans les arrêts de jeu face à Manchester United dans la même compétition, l'Ivoirien s'élevait au-dessus de Joleon Lescott pour inscrire son cinquième but en autant de finales anglaises (21, 1-1).

Malgré une réaction timide en début de seconde période, Everton ne retrouvait jamais son souffle initial. Quand Frank Lampard se débarrassait de Phil Neville à l'entrée de la surface, personne n'était surpris de voir sa frappe du gauche tromper Tim Howard (72, 2-1).

Seul face à Howard, Malouda manquait le KO (75) avant de voir son énorme frappe de 35 m s'écraser sur la barre (78). Nicolas Anelka voyait encore son lob passer au-dessus de la barre du gardien américain (90+3) mais les joueurs d'Everton étaient résignés depuis longtemps: la maîtrise de Chelsea leur avait soudain fait réaliser le chemin qu'il leur reste à parcourir malgré leur jolie saison et leur 5e place du championnat.

Cette finale confirme l'implacable domination du «Big Four» sur le football anglais. À l'exception de Portsmouth l'an passé, aucun étranger à ce club très fermé n'a remporté la «Cup» depuis 1995 et le sacre... d'Everton.