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Sebrango: le marqueur au grand coeur

Sur un terrain de soccer, Eduardo Sebrango est facile à reconnaître: tignasse... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Photo: André Pichette, La Presse

Sur un terrain de soccer, Eduardo Sebrango est facile à reconnaître: tignasse blonde en bataille, sourire en permanence. «Je tiens ça de ma mère. Je ne l'ai jamais vue de mauvaise humeur de toute ma vie.»

Heureux, celui que ses coéquipiers appellent Eddy l'est, malgré la vie qui lui a envoyé quelques tacles. Divorcé de la mère de ses enfants depuis quatre ans, le Cubain ne les voit pas aussi souvent qu'il le voudrait. Lors de son premier but au Stade olympique, contre Santos Laguna, il a retiré son maillot pour exhiber un t-shirt avec un gros coeur rose dessiné à la main. Autour, les noms de ses enfants: Gabriella 9 ans, et Donavan, 7 ans. Cette démonstration d'affection lui a valu un carton jaune, mais pour lui, la pénalité valait le coup.

 

«La première raison pourquoi j'ai quitté Vancouver pour revenir à Montréal, c'était pour me rapprocher de mes enfants, qui vivent à Kingston.»

Père séparé de sa progéniture, Sebrango vit aussi loin de ses parents, qui habitent à Cuba. L'attaquant a d'ailleurs raté deux semaines du camp d'entraînement pour être au chevet de son père, malade. «Il souffre d'un cancer aux poumons et au cerveau. Dès qu'il m'a vu, son état s'est amélioré. Son moral était meilleur.»

Pendant ces deux semaines, il a fait la navette entre la résidence familiale, à Sancti Spiritus, au centre de l'île, et l'hôpital. «Chez moi, la maison est toujours pleine de monde! La vie de communauté est vraiment différente là-bas. Mon frère a plus de 30 ans et il habite encore chez mes parents. Au Québec, il ne faudrait pas que tu dises ça à une fille! Tu n'aurais aucune chance!»

Vocation tardive

Fils de deux professeurs de mathématiques, Sebrango a découvert le soccer sur le tard. «J'ai commencé à jouer à 12 ans. Je faisais de la gymnastique puis, un jour, j'ai commencé à jouer avec les élèves de l'école où enseignaient mes parents.» Le coup de foudre a été instantané.

Pendant que sa famille se passionnait pour les chiffres, lui frappait des ballons dans le programme de soccer de son école à vocation sportive. «J'étais le mouton noir, mais je leur ai prouvé que le soccer pouvait servir à quelque chose, lance-t-il en riant. Sans blague, je n'étais pas mal à l'école. J'étais surtout bon en maths... et en gymnastique!» Ses bonnes notes l'ont mené jusqu'à l'université, où il a décroché un diplôme en enseignement de l'éducation physique.

Diplôme qui n'a pas servi, puisqu'il s'est vite fait remarquer pour ses talents sur le terrain. Il a évolué pendant 14 saisons avec l'équipe de Sancti Spiritus et a disputé 24 matchs avec l'équipe nationale cubaine. En 1997, il a été nommé meilleur joueur du pays.

Invité à joindre l'Impact en 2002, il est resté à Montréal pendant quatre saisons avant de faire le saut à l'autre bout du pays, avec les Whitecaps de Vancouver. Sebrango est citoyen canadien depuis 2003, mais il reste profondément attaché à ses racines. «Je suis très fier d'être Cubain. Les gens n'ont pas grand-chose, mais ils travaillent fort.»

Travailleur acharné

Selon son entraîneur, John Limniatis, le travail acharné caractérise Sebrango comme personne d'autre. «Le meilleur mot pour décrire Eddy? Machine! Il se donne à fond à chaque entraînement, à chaque match. C'est un des joueurs les plus travailleurs que j'ai croisés durant toute ma carrière.»

À 36 ans, Sebrango sait que sa carrière tire à sa fin. Deux ans, peut-être trois, et il sera temps d'accrocher ses crampons. «Je m'imagine bien faire ma vie ici. C'est étrange. Lors de mon premier séjour, je n'ai pas vraiment adopté Montréal. Je vivais dans une communauté anglophone. Maintenant, je vis près du Stade... Je commence bientôt des cours pour apprendre le français.»

Sebrango a un autre point commun avec sa ville d'adoption: il est fou de hockey. «J'adore ce sport. Je suis un partisan du Canadien et des Canucks. En fait, j'aime toutes les équipes canadiennes, sauf les Sénateurs d'Ottawa. Ils m'ont brisé le coeur trop souvent.»

 




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