Que les 48 000 détenteurs de billets se rassurent tout de suite: la petite neige qui est tombée sur Montréal lundi ne devrait pas contrecarrer la présentation du match de l'Impact mercredi soir au Stade olympique.

Mis à jour le 24 févr. 2009
Stéphanie Morin LA PRESSE

Lundi, la neige fondait à mesure qu'elle touchait la toile chauffée du toit du Stade. À l'intérieur, les joueurs de l'Impact mettaient la touche finale à leur préparation. Depuis sept jours, les hommes de John Limniatis s'entraînent sur le gazon synthétique. Une surface presque aussi dure que le ciment qu'elle couvre et que les joueurs de l'Impact ont dû apprendre à apprivoiser.

«Le ballon bouge très vite là-dessus; les rebonds sont différents. C'est tellement dur que si tu tombes, tu peux te blesser», explique Mauro Biello avec un petit sourire ironique aux lèvres. Le capitaine s'est brisé la clavicule en chutant, mercredi dernier à l'entraînement, et devra assister au match comme simple spectateur.

Les Mexicains vont découvrir ce tapis gazonné cet après-midi. Ils n'auront que quelques heures pour s'adapter. «C'est peut-être un plus pour nous, mais peut-être pas, dit le milieu de terrain Sandro Grande. Les surfaces plus rapides avantagent souvent les joueurs plus techniques. Et les Sud-Américains sont souvent plus forts techniquement que les Canadiens! Mais de toute façon, même nous on déteste jouer sur ce genre de surface.»

Pour l'Impact, la grande question n'est pas de savoir si les Guerreros apprécieront au non la surface. La grande question concerne plutôt Cristian Benitez, l'attaquant vedette de la formation mexicaine. Le joueur d'origine équatorienne était blessé depuis des semaines, mais il est revenu au jeu, pour 30 minutes environ, dimanche soir lors du match entre Santos et Monterrey. Nommé joueur de l'année de la ligue mexicaine en 2008, Benitez affiche des statistiques effrayantes (pour l'Impact): depuis son arrivée avec Santos en 2007, il a marqué 24 buts... en 51 matchs!

«Est-ce qu'il sera de l'alignement? Est-ce qu'il sera partant? On ne sait pas, dit l'entraîneur-chef John Limniatis. C'est un joueur très talentueux, mais a-t-il retrouvé son rythme.»

Selon le défenseur Nevio Pizzolito, le plan de match de la défensive montréalaise est clair, que Benitez soit en uniforme ou pas: «On devra bouger très vite et bien protéger le ballon. Il faudra faire attention aux contre-attaques et rester en formation assez compact. Si on laisse de grands trous, ils vont en profiter.»

«On est plus grands, plus physiques. Il faut se servir de nos forces», ajoute Mauro Biello.

L'attaquant Eduardo Sebrango, lui, va devoir tenter de déjouer un gardien de but, Oswaldo Sanchez, qui est une véritable légende dans son pays. Il a représenté le Mexique trois fois en Coupe du Monde. «On va devoir être patient. C'est un gardien très agressif, très rapide et qui n'a pas peur de prendre des chances. Il va falloir provoquer des choses, surtout dans les airs. Personne n'est imbattable.»

Et personne n'est insensible à 48 000 personnes qui crient (surtout dans une caverne comme le Stade). Ni les favoris de la foule, ni les visiteurs. «Ça peut être intimidant, reconnait Sandro Grande. Mais d'un autre côté, la foule peut nous transporter. L'important est de ne pas arriver trop énervés. Si tout le monde ne pense qu'au match depuis une semaine, on va arriver finis sur le terrain! Mercredi, on doit être prêts. Pas nerveux.»