Bon nombre d'amateurs de tennis du Canada ont été soulagés en fin de semaine d'apprendre qu'Eugenie Bouchard avait finalement choisi de représenter le pays aux Jeux de Rio.

Mis à jour le 26 juill. 2016
Guillaume Lefrançois LA PRESSE

Une qui n'est toujours pas soulagée, par contre, c'est Gabriela Dabrowski. La Canadienne est en effet la partenaire de double de Bouchard en vue du tournoi olympique, comme l'a annoncé récemment la Fédération internationale de tennis (ITF).

« Je suis toujours en attente, car elle n'a pas décidé à quels tournois elle participerait. Je suis persuadée qu'elle jouera en simple, mais je l'ignore pour le double. Donc je ne le sais toujours pas », a indiqué Dabrowski, hier, après sa défaite en double avec la Russe Alla Kudryavtseva.

Dabrowski, une Ontarienne de 24 ans, occupe le 44e rang du classement mondial en double, tandis qu'en simple, elle joue très peu et est reléguée au 510e échelon.

C'est aussi le double qui lui permettrait de vivre ce qui serait un rêve pour elle. Le problème, c'est que son rêve dépend de la bonne volonté de Bouchard, qui devra décider si elle consacre toute son énergie au tournoi en simple ou si elle tente aussi sa chance en double.

PEINE PERDUE ?

En attendant, Dabrowski affirme ne pas tenter d'influencer la décision de sa compatriote.

« Non, je ne lui en ai pas parlé. Je sens que peu importe ce que je lui dis, elle fera ce qui est le mieux pour elle. Donc je ne lui en parle pas. Son tennis tourne principalement autour du simple. »

En cas de refus, Dabrowski se retrouvera le bec à l'eau, un facteur non négligeable pour une joueuse qui doit souvent se contenter de gains plus modestes pour couvrir ses dépenses.

« C'est nul [it sucks], car si je n'y vais pas, je n'ai pas de plan B, je n'ai pas d'autres tournois auxquels participer. Il y a Florianopolis, mais c'est beaucoup de déplacement pour un seul tournoi. Je perdrais deux semaines. »

Plan B ou non, on sent chez Dabrowski un réel désir de participer aux Jeux olympiques. « Les Jeux olympiques, c'est plus spécial que n'importe quel tournoi, même les Grands Chelems. Jouer là, ça vient du coeur, car on n'obtient pas de points ni d'argent. On y va pour représenter notre pays. »

Un collègue lui a demandé si elle serait fâchée contre Bouchard si cette dernière déclarait forfait pour le double. « J'aurais le coeur brisé », a-t-elle rétorqué.