Les Canadiens Tristan Walker et Justin Snith ont terminé à un cheveux du podium en luge double aux Jeux olympiques de Sotchi, en 2014. Même s'ils ont perdu un rang à PyeongChang, le résultat a été plus facile à avaler.

Mis à jour le 14 févr. 2018
Joshua Clipperton LA PRESSE CANADIENNE

Walker, de Cochrane, en Alberta, et Snith, de Calgary, ont conclu l'épreuve avec un temps combiné d'une minute, 32,369 secondes (1:32,369), à quelque quatre dixièmes de la médaille de bronze, qu'ils avaient ratée par cinq centièmes en Russie.

Les Allemands Tobias Wendl et Tobias Arlt ont défendu avec succès leur médaille d'or olympique acquise en 2014 en obtenant un chrono de 1:31,697. Les Autrichiens Peter Penz et Georg Fischler ont remporté la médaille d'argent en vertu d'un temps de 1:31,785. Les Allemands Toni Eggert et Sascha Benecken ont complété le podium (1:31,987).

Les Autrichiens Thomas Steu et Lorenz Koller (1:32,284) se sont insérés entre le podium et les Canadiens.

Avec un plateau encore plus relevé en Corée du Sud qu'aux Jeux de Sotchi, les deux Canadiens de 26 ans savaient que ça prendrait quelque chose de spécial afin de se hisser sur le podium.

«À Sotchi, nous l'avions mal pris parce que nous avions l'impression d'avoir bousillé notre chance, a déclaré Snith. Ici, nous n'étions pas vraiment dans le coup. C'est un rang plus bas, mais nous ne sommes pas ici pour terminer quatrièmes ou cinquièmes.»

Walker et Snith étaient quatrièmes après leur première descente, conclue en 46,134 secondes, à 203 milliemes de la troisième place. Ils n'ont toutefois réussi que le sixième temps de la deuxième manche: 46,235 secondes.

«Nous avons commis quelques erreurs en haut de parcours et ça s'est reflété sur notre chrono, a expliqué Snith. J'en ai parlé avec les Autrichiens qui ont terminé quatrièmes. Ils m'ont dit avoir fait les mêmes erreurs. Ça nous a toutefois pénalisés davantage.»

«Nous avons eu une lueur d'espoir de nous hisser sur le podium après notre première descente, a ajouté Walker. Mais pour que ça se produise, il fallait espérer que l'une des trois équipes de tête commette une énorme bourde, mais elles ont toutes réussi des descente très propres.»

À leurs troisièmes Jeux olympiques - ils avaient terminé 15es à Vancouver, en 2010 -, Walker et Snith ne savent pas encore s'ils seront de retour dans quatre ans.

«C'est pile ou face. Je ne sais pas», a admis Snith.

Le duo, qui revendique trois médailles en carrière aux Mondiaux, portera maintenant son attention vers le relais de jeudi, où l'équipe canadienne a une réelle chance de grimper sur le podium pour la deuxième fois trois jours après avoir été blanchie pendant 50 ans.