Le monde des sports et celui des médias ont convergé vers la Maison symphonique à Montréal, cet après-midi, pour la «cérémonie de commémoration nationale» à la mémoire Richard Garneau.

Mis à jour le 16 févr. 2013
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Des dizaines de ses anciens collègues et de membres du public ont assisté à l'émouvant rassemblement en l'honneur du défunt.

Les hommes de radio Paul Houde et Joël Le Bigot, ainsi que des membres de la famille de M. Garneau ont livré des témoignages sur la vie de ce monument du journalisme sportif. L'ambassadeur du tennis François Godbout, l'expert du patinage artistique Alain Goldberg et l'éditeur Alain Stanké ont aussi pris la parole.

Le décès de M. Garneau, survenu le 20 janvier dernier, a causé toute une commotion. Malgré ses 82 ans, il était en pleine santé quelques semaines à peine avant de mourir.

«Je pensais qu'il était éternel», a affirmé Marcel Aubut, grand patron du Comité olympique canadien. Le journaliste et commentateur sportif était «un monument, le plus grand», a-t-il ajouté.

À la proposition du gouvernement du Québec, la famille Garneau a accepté qu'une commémoration nationale et publique soit organisée. La première ministre Pauline Marois y a participé.

En rencontrant les médias après coup, elle a qualifié la cérémonie de «très émouvante».

«Je vis un grand moment d'émotion parce que c'était quelqu'un qu'on aimait beaucoup, et c'est quelqu'un qui va nous manquer», a-t-elle affirmé. La première ministre s'est souvenue avoir été impressionnée par son talent pour partager avec des centaines de milliers de Québécois des événements qui se déroulaient aux quatre coins de la planète.

Mme Marois a aussi souligné son «amour de la langue française», qu'il parlait admirablement bien».

Son ministre Jean-François Lisée a aussi rendu hommage à Richard Garneau.

«Il a réussi une combinaison entre éloquence, intelligence et élégance, sans arrogance, a-t-il déclaré. Il tirait les Québécois vers le haut.»

Le drapeau de la tour centrale de l'hôtel du Parlement du Québec a été mis en berne pour la journée.

Au fil des années, M. Garneau avait fait du hockey et de l'olympisme ses deux spécialités.