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Le facteur russe

Le meilleur compteur en séries éliminatoires, Evgeny Kuznetsov... (Photo Chris O'Meara, AP)

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Le meilleur compteur en séries éliminatoires, Evgeny Kuznetsov (à gauche), a été boudé par 25 clubs en 2010 avant d'être repêché par les Capitals de Washington au 26e rang.

Photo Chris O'Meara, AP

Sergei Fedorov admet se réveiller à trois heures du matin pour regarder les matchs des Capitals de Washington, se rendormir quelques heures avant de quitter pour le travail.

«Le coeur de la Russie est derrière les Capitals et le pays est en liesse», confiait hier l'ancienne gloire des Red Wings et des Capitals au quotidien Washington Post.

Fedorov a contribué à atténuer certains mythes tenaces envers les joueurs russes en remportant quelques coupes Stanley à Detroit avec ses compatriotes Fedorov, Larionov, Datsyuk, Konstantinov et Kozlov il y a une vingtaine d'années.

Mais certaines organisations demeurent allergiques aux Russes. D'ailleurs, près de la moitié des clubs de la LNH n'en comptent aucun dans leur formation.

Aucun Russe n'a été repêché dans le top 5 depuis Nail Yakupov en 2012. Pourtant, deux joueurs repêchés parmi les dix premiers, Ivan Provorov en 2015 et Mikhail Sergachev en 2016 sont déjà bien établis dans la LNH.

Ce week-end, le recruteur en chef des Sénateurs d'Ottawa, Trent Mann, a eu à défendre son organisation. «Quand tu n'as jamais repêché de joueur russe auparavant, certains peuvent se demander si ce n'est pas une tendance, mais si Andrei Svechnikov est disponible au rang opportun, je ne vois pas pourquoi un club ne le choisirait pas, incluant les Sénateurs. Le passeport ne nous dérange pas. N'oublions pas qu'il y a seulement une trentaine de Russes dans la LNH sur environ 700 joueurs.»

Les Sénateurs n'ont repêché aucun joueur russe depuis Vitaly Anikeyenko en deuxième ronde du repêchage de 2005.

Plusieurs semblent aussi oublier que cinq des vingt premiers compteurs de la Ligue nationale en saison régulière sont Russes: Kucherov, Malkin, Ovechkin, Kuznetsov et Panarin.

À la défense des équipes de la LNH, il fut une époque où la présence de la Ligue de hockey continentale russe (KHL) représentait une menace. Les jeunes joueurs russes rentraient au pays au moindre obstacle pour des salaires faramineux ou encore retardaient de plusieurs saisons leur entrée dans la Ligue.

Le meilleur compteur en séries éliminatoires, Evgeny Kuznetsov, a été boudé par 25 clubs en 2010 avant d'être repêché par Washington au 26rang. Il venait pourtant d'obtenir 12 points en sept matchs au Championnat mondial des moins de 18 ans et il était classé troisième parmi les meilleurs espoirs européens.

Les Panthers ont même repêché trois joueurs avant lui, Erik Gudbranson, Nick Bjugstad et Quinton Howden.

Alexander Burmistrov a été repêché au huitième rang cette année-là par les Thrashers du DG Rick Dudley, mais il jouait déjà en Amérique du Nord avec les Colts de Barrie. Vladimir Tarasenko, choisi 16e, a été repêché par un recruteur en chef européen, Jarmo Kekalainen.

Mais Kuznestov venait aussi de signer un contrat de deux ans avec Chelyabinks. Même s'il se disait ouvert à participer au camp d'entraînement de l'équipe qui le repêcherait, les clubs de la LNH savaient qu'ils ne pourraient pas compter sur lui pour au moins deux ans. Les recruteurs critiquaient aussi son manque de constance.

Washington a pris le risque de le repêcher puisqu'il comptait déjà sur un important noyau de joueurs russes: Ovechkin, Semin et Varlamov, entre autres. Les Capitals ont finalement patienté quatre ans avant de l'accueillir.

Le pari pourrait rapporter gros dès jeudi soir. Et Ovechkin, finalement, mettrait ainsi fin aux dernières critiques à son endroit.




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