Le monde du sport est impitoyable. Et pas seulement à Montréal.

Publié le 30 mars 2009
Mathias Brunet

Jean-Sébastien Giguère vient de connaître un hiver difficile, marqué par le décès de son père.

Son trophée Conn-Smyth et ses deux participations à la finale de la Coupe Stanley ont rapidement été oubliées. Les fans à Anaheim semblent réclamer à Anaheim la présence plus régulière de Jonas Hiller devant le filet.

Il est vrai que les statistiques du jeune Hiller sont splendides tandis que celles de Giguère n'ont rien de reluisant.

Hiller semble imbattable quelques matchs et les Ducks ne peuvent plus se permettre de perdre puisqu'ils sont à un petit point de la huitième place et d'une participation en séries.

L'entraîneur Randy Carlyle doit-il donner à son gardien étoile la chance de retrouver ses moyens d'ici la fin de la saison de façon à lui permettre de se préparer en prévision d'une éventuelle participation aux séries, ou encore envoyer devant le filet celui qui peut lui donner le plus de chance de gagner à court terme?

On panique peut-être un peu à Anaheim. Vrai que Giguère a été retiré de la mêlée après avoir accordé quatre buts contre Edmonton vendredi, mais il venait de remporter deux matchs, 4-3 et 2-1, contre Nashville précédemment. Il semblait donc, selon toute vraisemblance, se replacer.

Hiller a remporté ses trois derniers matchs, mais il a bénéficié de 17 buts de la part de ses coéquipiers, contre Phoenix  puis l'Avalanche du Colorado, deux fois. Deux clubs qui ne vont nulle part.

Et si Hiller termine la saison à titre de numéro un, comment réagira-t-il à sa première expérience en séries, si évidement Anaheim se qualifie?

Joyeux dilemme.