La Ligue continentale russe (KHL) traverse une sérieuse crise financière.

Publié le 23 avr. 2009
Mathias Brunet

Elle vient d'adopter une série de mesures pour réduire les salaires de façon à sauver plusieurs clubs de la disparition.

Tous les joueurs, à l'exception de ceux qui font moins de 88 000 dollars, seront touchés par une réduction de salaire entre 5% et 20%. Un repêchage spécial a été instauré afin de mieux répartir les gros salariés et certains seront contraints d'accepter une réduction salariale de 50%.

Il ne faudra pas s'étonner de voir certains exilés revenir dans la LNH. Déjà, les rumeurs qui envoient Jaromir Jagr avec les Oilers d'Edmonton ont refait surface. Alexander Radulov doit rencontrer le DG des Predators de Nashville, David Poile, ces prochains jours.

La situation pourrait aussi permettre au Canadien de compter sur quelques atouts supplémentaires en prévision de l'an prochain, si jamais l'équipe venait à perdre plusieurs éléments sur le marché des joueurs autonomes. Alexander Perezhogin (photo), par exemple, a terminé au dixième rang des compteurs de la KHL avec 50 points en 55 matchs, trois de moins que Jagr.

Le dossier du jeune défenseur Alexei Emelin sera sans doute étudié de près également. Le défenseur Konstantin Korneev, un choix de neuvième ronde en 2002, vient de connaître une saison de 22 points en 54 matchs et il représentera la Russie au Championnat mondial. Mais il n'a jamais donné le moindre signe au Tricolore qu'une carrière en Amérique du Nord pouvait l'intéresser, du moins n'était-il pas prêt à faire ses classes dans les mineures.

Dans les circonstances, aucune possibilité ne devrait être exclue.

Parmi les joueurs qui ont effectué un retour spectaculaire dans la LNH après un exil d'une ou deux saisons en Russie, ces dernières années, ont note Alexander Semin à Washington, Anton Babchuk en Caroline et Denis Grebeshkov à Edmonton.