Ovechkin, Crosby et Malkin sont les noms les plus souvent cités lorsqu'on parle des grandes vedettes de la LNH.

Publié le 1er juin 2009
Mathias Brunet

Henrik Zetterberg, comme son coéquipier Pavel Datsyuk, le reçoit pas la publicité qu'il mérite.

Zetterberg a mis Crosby dans sa petite poche lors des deux premiers matchs de cette série. Le Suédois suit le capitaine des Penguins comme une ombre  et limite sa capacité d'action. Le travail qu'il peut accomplir en zone défensive est phénoménal. Sans compter qu'il est également une menace à l'attaque.

Zetterberg a joué 23 minutes hier, alors qu'il s'agissait d'un deuxième match en deux rencontres, et d'une fin de parcours des séries qui doit commencer à être essoufflante. Pas pour rien qu'il a remporté le Conn-Smyth l'an dernier. C'est très frustrant de voir un adversaire jouer à la perfection et Malkin a perdu les pédales en s'attaquant à lui en fin de rencontre.

Mike Babcock ne remportera sans doute jamais le trophée  Jack-Adams remis à l'entraîneur par excellence tant qu'il dirigera les Red Wings. On ne donne jamais ce trophée à des entraîneurs -aussi bons soient-ils- qui sont à la tête de puissantes équipes. Mais quel entraîneur.

-Babcock a profité de l'avantage de détenir le dernier changement à domicile et il a opposé systématiquement les bons hommes aux meilleurs éléments adverses. En ce sens, il a dirigé deux matchs presque parfaits. Zetterberg était toujours sur la glace contre Crosby. Helm ou Filppula contre Malkin. Le quatrième trio avait l'occasion de jouer uniquement lorsque Jordan Staal était au centre. Au mieux, Crosby a pu se soustraire de la présence de Zetterberg une, ou peut-être deux fois au maximum en deux matchs.  Ça prend un coach allumé, et des joueurs allumés sur le banc. La façon de diriger de Babcock frise la perfection (la suite après la photo ci-bas).

-Son opposant, Dan Bylsma, n'a pas été chanceux. Il demande un temps d'arrêt à la suite d'un dégagement refusé en deuxième période samedi pour permettre à ses joueurs épuisés de se reposer quelques instants puisqu'on leur interdit désormais de quitter la glace dans de telles circonstances. Détroit a néanmoins marqué. Hier, même situation, Bylsma ne demande pas de temps d'arrêt... les Red Wings marquent quand même.

-En entrevue avec Julien Brisebois quelques jours après l'élimination des Bulldogs de Hamilton aux mains du club-école des Red Wings, je lui demandais à quel point Ville Leino, qui a obtenu 13 points en 10 matchs en séries éliminatoires de la Ligue américaine, avait pu leur faire mal. Brisebois m'a plutôt parlé d'un jeune homme du nom de Justin Abdelkaeder,  un choix de deuxième ronde de Détroit en 2005: "Celui-là, il va être très bon!". Abdelkaeder a compté deux gros buts en deux matchs contre les Penguins...

-Cela dit les Penguins se battent bien, très bien même. Marc-André Fleury n'a pas été chanceux dans le premier match.  Le but accordé à Abelkaeder hier a fait jaser. Je ne crois pas qu'il s'attendait à voir l'attaquant tirer d'un tel angle, encore moins un tel lancer papillon. Je parlerais davantage d'une défaite collective avant de pointer le gardien.

Je vous laisse sur les événements qui ont marqué la fin du match. Rien d'édifiant. Mais comme je le disais plus tôt, c'est un signe évident de frustration de la part d'un joueur qui n'a pas, pour l'instant, de solution pour ralentir un adversaire qui joue à la perfection.