Le collègue du quotidien Ottawa Citizen, Mark Sutcliffe, affirme que le repêchage de la LNH est d'abord un outil de marketing destiné à jeter de la poudre aux yeux des fans en leur promettant un avenir meilleur.

Mathias Brunet

Il remet en question l'importance des choix au repêchage, en citant les Bruins de Boston, qui, sur 200 choix au repêchage depuis 1988, ne comptaient dans leur formation lors de la finale que sur cinq joueurs repêchés par l'organisation.

D'accord avec Sutcliffe à propos de l'outil de marketing. Par contre, j'aimerais rappeler que les trois meilleurs compteurs du club en saison régulière, David Krejci, Patrice Bergeron et Milan Lucic, sont des choix au repêchage des Bruins. Que Brad Marchand a été repêché par les Bruins.

Que plusieurs bons joueurs repêchés depuis 1988 ont permis d'acquérir d'autres joueurs (Andrew Raycroft pour Tuukka Rask), que certains ont été délaissés sur le marché des joueurs autonomes après de belles années de service pour faire place à d'autres joueurs, comme Chara par exemple.

J'aurais aimé que Sutcliffe pousse l'analyse plus loin, et rappelle que l'année précédente, les champions, les Blackhawks, comptaient sur 12 joueurs repêchés par l'organisation. Que les Penguins en avaient 10 l'année d'avant et les Red Wings 14 un an plus tôt.

Vous me comprendrez, ainsi, de ne pas souscrire à sa thèse.