Les minables Blue Jackets, qui ont participé aux séries éliminatoires une seule fois en 12 ans d'existence, viennent de se doter de crédibilité.

Mathias Brunet

Ils confirmeront cet après-midi l'embauche de John Davidson à titre de président des opérations hockey. Davidson, ancien analyste sportif pour MSG Network à New York, a contribué à transformer les Blues de St.Louis ces dernières années.

À son arrivée là-bas à titre de président, en 2006, les Blues avaient de loin le pire club de la LNH avec une maigre récolte de 21 victoires lors de la saison précédente. L'entraîneur Mike Kitchnen dirigeait un club vieillissant (les trois premiers compteurs, Scott Young, Doug Weight et Mike Sillinger avaient 34 ans ou plus), la situation des gardiens était catastrophique avec Curtis Sanford comme numéro un.

La relève semblait encore un peu maigre, quoique le recruteur en chef Jarmo Kekalainen, embauché en 2003, avait déjà repêché quelques perles, David Backes, Roman Polak et T. J. Oshie. On allait repêcher Erik Johnson au premier rang (Jonathan Toews ou Nicklas Backstrom eurent été de meilleurs choix, mais bon) cet été-là et Patrik Berglund au 26e. La reconstruction allait s'entamer.

L'acquisition d'Andy McDonald pour Doug Weight en 2007 a été importante, même si McDonald a souvent été blessé. Celle d'Alexander Steen et de Carlo Colaiacovo pour Lee Stepniak l'année suivante également. On a surtout donné à Kekalainen des outils en obtenant des choix de première ronde en 2007 pour Keith Tkachuk et Bill Guerin, bref, on allait larguer le bois mort pour amorcer une vraie reconstruction. La route a été hasardeuse, mais on y est finalement parvenu et les Blues ont terminé au troisième rang du classement général l'an dernier.

Dur de ne pas dresser de parallèle avec la situation actuelle à Columbus.