Une image vaut mille mots.

Mathias Brunet

Les pauvres joueurs des Oilers y ont goûté à leur entrée au vestiaire samedi soir après une autre défaite, 7-1 aux dépens des Blackhawks. La configuration de l'amphithéâtre permet aux fans de voir les joueurs pénétrer le vestiaire à leur sortie de la glace et on ne s'est pas gêné pour manifester sa colère.

Je suis triste pour ces joueurs, qui ne méritent pas un tel traitement. Le propriétaire de l'équipe, Daryl Katz, qui a imposé Nail Yakupov à ses recruteurs, mérite des huées. Le directeur général Craig MacTavish, pas foutu de trouver un gardien numéro un, des défenseurs dignes de ce nom et qui offre des contrats ridicules à Benoit Pouliot et Andrew Ference, mérite des huées. L'entraîneur Dallas Eakins, porté aux nues par les médias de Toronto alors qu'il dirigeait les Marlies, qui a eu la prétention de faire disparaitre les reliques du passé glorieux des Oilers dès son arrivée, mérite des huées. Pas les joueurs.

Les deux gardiens, Ben Scrivens et Viktor Fasth, ont une moyenne de buts alloués supérieure à 3,30 et un taux d'arrêts inférieurs à .895.

On a choisi de garder le jeune Leon Draisaitl, troisième choix au total en 2014, à Edmonton malgré ses 18 ans. Il a cinq points en 21 matchs et une fiche de -9. Malgré tout leur punch offensif, le meilleur marqueur, Jordan Eberle, n'a que 14 points en 20 matchs. Nail Yakupov a sept points en 21 matchs. Ted Purcell a une fiche de -14, la pire du club. Benoit Pouliot a huit points.

C'est le temps d'appeler Craig MacTavish et de lui soumettre une offre. Il y a panique en la demeure!