Malgré d'impopulaires échanges, le nouveau DG des Bruins, Don Sweeney, avait des atouts plein la manche au repêchage de juin.

Publié le 11 sept. 2015
Mathias Brunet

Il détenait en effet les 13e, 14e et 15e choix parmi une cuvée très relevée. De quoi faire mieux digérer les départs de Dougie Hamilton et Milan Lucic.

Le choix du défenseur Jakub Zboril se défendait. Jake DeBrusk, lui, était classé entre le 25e et le 35e rang selon une variété d'experts. Dans le cas de Zach Senyshyn, tous les experts le classaient en deuxième ronde. Certains même en fin de deuxième ronde.

Après le 15e choix, les Islanders ont vite conclu un échange pour obtenir le 16e choix et repêcher Matthew Barzal, un centre qui semblait faire une belle unanimité. Un autre favori, Kyle Connor, a été choisi immédiatement après par les Jets de Winnipeg au 17e rang.

Malgré tout, il fallait donner le bénéfice du doute à Sweeney et à son équipe de recruteurs. Sauf que hier, les trois premiers choix des Bruins ont échoué leur test de conditionnement physique à l'ouverture du camp des recrues. Le défi consistait à parcourir six fois une distance de 300 mètres aller-retour en moins d'une minute pour chaque course, avec une pause de trois minutes entre chaque départ.

Sweeney a excusé ses trois recrues en invoquant une piste glissante. Pourtant, Zboril, DeBrusk et Senyshyn avaient échoué ce même test en juillet lors du camp de développement.

Les hockeyeurs n'ont évidemment pas à courir sur une patinoire. Par contre, on demande aux athlètes d'aujourd'hui de se soumettre à un entraînement de spartiate l'été, de façon à survivre aux rigueurs de la LNH. Ces trois jeunes n'ont clairement pas saisi le message encore.