Le nageur américain Michael Phelps ne veut pas se mouiller lorsqu'il s'agit de dire quel sera son programme de course aux Jeux olympiques de Londres, ses derniers JO, qui devraient lui permettre de devenir le sportif le plus médaillé de l'histoire des Jeux.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Pourquoi est-ce que mon programme est si important ?», se demandait sur le ton de la boutade l'homme aux 16 médailles, dont 14 d'or, dimanche à Dallas lors d'une rencontre avec la presse américaine en vue des Jeux olympiques.

Peut-être parce que ses exploits de Pékin (8 médailles d'or en 8 courses) restent gravés dans les mémoires et que l'idée que le nageur de Baltimore puisse dépasser la gymnaste soviétique Larisa Latynina (18 médailles olympiques de 1956 à 1964) donne un relief supplémentaire à ses choix stratégiques.

Selon son entraîneur de toujours Bob Bowman, le secret qui entoure les plans de Phelps permet de ne pas donner d'indices à la concurrence et de ne pas avoir à s'expliquer en cas de changement de programme à la dernière minute.

«J'ai des objectifs à accomplir (à Londres, ndlr) dans ma tête et dans mon coeur, a expliqué l'Américain sans rien dévoiler. Je sais que ce ne sera pas huit médailles. Si la presse veut comparer Londres à Pékin, qu'elle le fasse.»

«Concrétiser ces ambitions en prenant du plaisir, c'est tout ce qui compte pour moi», a-t-il ajouté.

Après plusieurs années marquées pas des baisses de motivation dans la foulée de son exploit de Pékin, Phelps assure que la motivation est revenue à temps pour les Jeux. «Après trois ans où la motivation n'était pas terrible, j'ai réussi à reprendre du plaisir dans le bassin», a-t-il confié.

Pendant ses années de «dilettantisme», toutes proportions gardées, un rival a émergé au sein même de l'équipe américaine, Ryan Lochte, qui l'a plus que chatouillé depuis deux ans. «Cela n'a pas été marrant. Il m'a un peu écrasé mais je me suis mis dans cette position moi-même. Cela m'a beaucoup motivé.»