(Izu) Les Pays-Bas ont été à la hauteur de leur statut de favoris de la vitesse par équipes messieurs de cyclisme sur piste mardi, en remportant haut la main l’or olympique, devant la Grande-Bretagne, la France et… quelques centaines de spectateurs bruyants et enthousiastes.

Agence France-Presse

Chez les dames, les Allemandes sont montées sur la plus haute marche du podium en poursuite par équipes, après avoir abaissé trois fois le record du monde en trois jours. La Grande-Bretagne a pris l’argent et les États-Unis le bronze, à l’issue d’un tournoi de très haute intensité.

Côté hommes, le triomphe des Néerlandais n’est pas une surprise. Aux derniers Mondiaux en 2020 à Berlin, ils avaient raflé l’or par équipe et l’or et l’argent en individuel.

Du trio de Berlin, Roy van den Berg, Harrie Lavreysen et Jeffrey Hoogland, seul ce dernier n’était pas titulaire en finale mardi à Izu, remplacé par Matthijs Buchli.  

« Nous avons fait un boulot tellement magnifique tous les quatre », a déclaré van den Berg, « je suis tellement fier de cette équipe et du staff, pour avoir atteint ce but que nous nous étions fixé depuis des années. Maintenant il faut que je laisse tout ça reposer et que je profite du moment ».

Triples champions du monde, série en cours, détenteurs du record du monde, les Néerlandais étaient arrivés sûrs de leur force à Izu, où se disputent les épreuves sur piste à 145 km au sud de Tokyo.  

Affronter en finale les Britanniques, champions olympiques depuis Pékin-2008, ne les a nullement déstabilisés : « Nous savions que nous pouvions gagner », a assuré van den Berg, « nous prenons toujours les Britanniques très au sérieux, mais nous nous concentrons sur nous-mêmes. Nous avons prouvé ces dernières années que nous étions dominateurs, et nous sommes parvenus à le concrétiser ici aux Jeux olympiques, c’est fabuleux ».

Les Allemandes intouchables

L’autre finale du jour a vu le triomphe des Allemandes en poursuite par équipes. Après avoir battu une première fois le record du monde lundi en qualifications, Franziska Brausse, Lisa Brennauer, Lisa Klein et Mieke Kröger l’ont battu une deuxième fois mardi en série, et une troisième fois en finale, pour l’amener finalement à 4 min 04 sec 242/100 sur les 4 kilomètres.

« Après les qualifications, nous étions étonnées qu’aucune équipe n’ait réussi à battre notre temps », a reconnu Franziska Brausse, « mais nous voulions absolument cette médaille d’or, et c’est pourquoi nous avons couru de plus en plus vite à chaque fois ».

Médaillées d’argent, les Britanniques ont craqué physiquement en finale et n’étaient pas loin de se faire prendre un tour, terminant à plus de six secondes (4 min 10 sec 607/100). Les États-Unis ont décroché le bronze en battant le Canada dans le match de classement.