Au cœur du Parc Olympique, jeudi, à la Place Nadia Comaneci, le Comité olympique canadien et Gymnastique Canada ont dévoilé la composition de l’équipe canadienne de gymnastique choisie pour participer aux Jeux olympiques cet été à Tokyo.

John Ngala
John Ngala La Presse

« Je me sens fébrile, ça commence à être de plus en plus concret. On commence à réaliser que ça s’en vient », dit René Cournoyer.

Cournoyer, de Repentigny, a été un élément essentiel au sein de l’équipe au cours des six dernières années. Ce sera toutefois une première participation olympique pour le jeune homme de 24 ans.

PHOTO GRAHAM HUGHES, LA PRESSE CANADIENNE

René Cournoyer

Un beau rêve qui se réalise, en somme, explique le Québécois. Selon son entraîneur, Jean-Sébastien Tougas, toutes les étapes qu’ils ont franchies ajoutent une couche d’expérience indispensable.

« À Rio, il était substitut, alors on a vraiment bien vécu le processus. Il avait déjà fait les Jeux olympiques de la jeunesse quand il avait 16 ans. Il a aussi fait les Jeux panaméricains à deux reprises, et les [Jeux du] Commonwealth. Les Jeux olympiques, c’est un rêve qui s’ajoute à tout ça ».

En 2018, Cournoyer a été couronné champion canadien du concours multiple. Avec tout un pays qui le soutient, il se sent « extrêmement privilégié » et considère que « c’est vraiment un honneur ».

« J’ai ma famille et ma communauté à Repentigny qui m’encouragent et qui m’envoient des messages. Je me sens très bien supporté », conclut-il.

À la tête de l’équipe féminine se trouve la Néo-Écossaise Ellie Black, qui représentera le Canada pour une troisième fois aux Jeux olympiques.

« Je crois avoir pris beaucoup de confiance, ce qui m’a aidé à surmonter les défis sur notre chemin et nos préparatifs pour les Jeux », confirme-t-elle. Black a gagné une médaille d’argent aux Championnats du monde de gymnastique en 2017 dans le concours multiple et a décroché le meilleur résultat de l’histoire canadienne aux Jeux olympiques à Rio en 2016 pour la même épreuve, une 5e place.

« J’ai confiance en notre équipe et en mes capacités ».

À ses côtés, Shallon Olsen, participante aux Jeux de Rio 2016 et aux Jeux panaméricains au Pérou en 2019, se dit prête pour le défi. Forte de ses 20 ans, Olsen se souvient de son temps à l’université Alabama, un moment qu’elle qualifie de « l’expérience d’une vie ».

La cadette du groupe, Ava Stewart de Bowmanville, Ontario, se sent privilégiée de participer à sa première expérience olympique. À seulement 15 ans, Stewart se sert des conseils de son entraîneur, Elena Davydova, pour se préparer aux Jeux. Son mantra : toujours garder le sourire.

Honorée d’avoir vu sa sœur porter le drapeau du Canada aux Jeux olympiques à Londres en 2012, Brooklyn Moors a puisé son inspiration dans ses souvenirs d’enfance.

« Je voulais faire comme elle. J’étais tellement inspirée. C’est toujours ce que j’ai voulu faire », raconte la native de Cambridge, en Ontario.

Tokyo 2020

« La motivation et le niveau de fébrilité sont à leur maximum », constate Eric Myles, chef des sports du Comité olympique canadien.

Pour les qualifications chez les hommes, la compétition de gymnastique artistique commencera le 24 juillet. Du côté des femmes, elle débutera le 25 juillet. Afin d’accéder aux finales (équipes, concours multiples, engin), les athlètes seront jugés en fonction de leur performance en qualification.

Ces finales auront lieu du 26 juillet jusqu’au 3 août. Le Centre de gymnastique d’Ariake accueillera tous les gymnastes pour l’évènement.