(Tokyo) Le premier ministre japonais Yoshihide Suga a réitéré vendredi sa détermination à présenter les Jeux olympiques de Tokyo l’été prochain, pour symboliser la victoire de l’être humain sur la pandémie de coronavirus, malgré l’incertitude entourant la recrudescence du nombre de cas dans son pays.

Publié le 29 janv. 2021
Mari Yamaguchi Associated Press

Suga, qui s’est exprimé de Tokyo lors d’une visioconférence du Forum économique mondial, a aussi demandé qu’une enquête sur la pandémie soit déclenchée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), afin de faire la lumière sur la situation et mieux préparer la planète à la prochaine crise sanitaire. Il a aussi promis une subvention de 130  millions à un fonds d’aide aux pays en développement pour qu’ils puissent se procurer des doses de vaccin contre la COVID-19.

« Nous présenterons les Jeux olympiques et paralympiques cet été, a assuré Suga. Je suis déterminé à le faire pour démontrer la victoire de l’être humain contre la pandémie, un symbole de la solidarité mondiale, et afin d’offrir de l’espoir et du courage à tous. »

Les dirigeants du mouvement olympique ont mentionné que les JO auront lieu en juillet, tel que prévu après un report d’un an. Certains scénarios évoquent cependant la possibilité que des épreuves soient présentées à huis clos.

Suga a réitéré sa volonté de présenter des jeux « sains et sécuritaires », et a assuré que le Japon faisait tout pour reprendre le contrôle de la pandémie le plus rapidement possible.

« Nous devons tirer des leçons de cette pandémie et être prêts pour les prochaines crises », a-t-il dit.

Pour y parvenir, « une enquête scientifique de l’OMS doit être totalement transparente », a-t-il ajouté. Suga n’a pas précisé s’il faisait référence à la visite actuelle des experts de l’OMS à Wuhan, en Chine, où le virus a été détecté pour la première fois.

Au Japon, Suga a été critiqué pour avoir mis du temps à imposer des mesures de lutte contre la propagation du virus. Celles-ci ont finalement été décrétées en décembre, alors que la tendance des cas positifs était à la hausse.

Il a éventuellement décrété l’état d’urgence partiel au début du mois de janvier, en suggérant fortement aux Japonais de ne pas se réunir et de ne pas participer à des repas en groupes, en plus de demander aux restaurants et aux bars de devancer leur fermeture en soirée. Ces mesures seront en vigueur jusqu’au 7 février.

Les nouveaux cas de coronavirus sont en baisse à Tokyo, mais les experts considèrent que cette tendance n’est pas assez marquée-ce qui signifie que les mesures d’urgence pourraient être en vigueur pendant encore quelques semaines, au minimum.