L’équipe canadienne de saut d’obstacles connaîtra son sort en vue des Jeux olympiques de Tokyo lors d’une audience qui se déroulera bientôt devant le Tribunal arbitral du Sport.

Donna Spencer
La Presse Canadienne

Nicole Walker et Canada Équestre contestent une suspension pour dopage sportif qui découle d’un incident survenu aux Jeux panaméricains de Lima, au Pérou, en 2019.

Son appel se déroulera devant le TAS lundi et mercredi. Walker allègue qu’elle a consommé par erreur en ingérant un métabolite de la cocaïne en buvant du thé de coca à Lima.

Elle a obtenu une audience le 4 décembre 2019 devant la Commission disciplinaire de Panam Sports, qui a effacé ses résultats dans les épreuves individuelle et en équipes à Lima.

Walker a ainsi perdu sa quatrième place dans l’épreuve individuelle. En conséquence, le Canada a dégringolé de la quatrième à la septième place au cumulatif.

Le Canada devait terminer parmi les quatre premiers pays pour faire partie des 20 qui lutteront pour l’or aux Jeux olympiques de Tokyo. Et les Jeux panaméricains étaient la dernière occasion du pays de se qualifier pour Tokyo.

L’avocat de Walker, Tim Danson, n’a pas répondu à un courriel de La Presse Canadienne.

Walker a déclaré l’an dernier par voie de communiqué qu’elle n’avait jamais consommé de substance illicite.

Walker a échoué un test antidopage au benzoylecgonine, le principal métabolite de la cocaïne, la journée même de la finale par équipes le 7 août à Lima.

Le thé de coca est considéré comme un remède naturel contre le mal de l’altitude au Pérou.

Si Walker perd sa cause devant le TAS, alors le Canada ne pourra envoyer qu’un seul cavalier à Tokyo pour participer à l’épreuve individuelle.

L’équipe canadienne composée de Yann Candelé, Tiffany Foster, Eric Lamaze et Amy Millar avait échappé la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016.

Lamaze, Ian Millar, Jill Henselwood et Mac Cone avaient décroché la médaille d’argent aux Jeux de Pékin en 2008.