Le Canadien a cette capacité de se relever lorsqu'on le croit à terre, et il tentera de répéter le manège lundi soir alors que les Capitals de Washington reviennent à Montréal pour tenter d'en finir dans le sixième match.

Marc Antoine Godin

L'une des choses qui a permis au Tricolore de prolonger cette série, c'est le brio qu'il continue d'afficher en désavantage numérique. Les Capitals ont été limités à un petit but en 24 occasions depuis le début de la série.

«En ce moment, on a le niveau d'engagement nécessaire de la part de tous nos joueurs», a observé Hal Gill, qui joue actuellement le meilleur hockey de sa saison.

«On bloque des lancers, on gagne nos batailles et, en infériorité numérique, le travail de notre gardien est énorme.» Brian Gionta, l'attaquant le plus utilisé par Jacques Martin à court d'un homme dans cette série, est heureux du peu d'opportunités que le CH a laissées aux Capitals.

«Si Jaro est en mesure de voir la rondelle et que nous pouvons garder les Capitals d'un seul côté de la patinoire, nous avons une bonne chance de les arrêter», a indiqué Gionta.

Jacques Martin fait de plus en plus confiance à la recrue Tom Pyatt, dont plus du tiers du temps d'utilisation a lieu en désavantage numérique.

Le coup de patin de Pyatt sied davantage face à une offensive comme celle des Capitals. C'est la raison pour laquelle on le voit plus souvent à court d'un homme que Travis Moen, qui a pourtant été un homme de confiance dans ces situations en saison régulière.

«Je suis excité de me faire confier un gros travail comme celui-là, confie Pyatt.

«Les Capitals ont des joueurs qui décochent leurs lancers très rapidement et ma vitesse me permet d'aller me placer à temps dans les couloirs de tir.»

Hamrlik: une question de réactions

Si certains joueurs comme Pyatt ou encore Travis Moen ont l'occasion de se mettre en valeur par les temps qui courent, d'autres broient du noir.

C'est le cas de Roman Hamrlik, dont le temps d'utilisation a chuté de 23:19 à 12 :10 entre le premier et le cinquième match.

Le vétéran défenseur a mis les choses au clair en se présentant devant les médias, dimanche.

Non, il n'est pas blessé.

Non, sa charge de travail en première moitié de saison ne pèse pas plus lourd sur ses épaules.

Non, l'absence de son partenaire Jaroslav Spacek ne pèse pas dans la balance.

Mais oui, il peut jouer mieux.

«Je me souviens à mes premières années à Tampa, je n'avais pas joué beaucoup à mes premières séries», a mentionné le Tchèque de 36 ans, qui a été cloué au banc en troisième période du cinquième match.

«C'est frustrant de voir le match à partir du banc. Demain ce sera un autre match et je vais apporter ce que j'ai de mieux.

«Je sais que je dois en faire plus, a ajouté Hamrlik. Mais j'ai encore la confiance des entraîneurs et je suis sûr qu'ils vont me donner ma chance dans le sixième match.» Selon Jacques Martin, les ennuis de son défenseur sont reliés à la vitesse d'exécution et au temps de réaction.

«Le jeu est tellement rapide, c'est une question de réactions, a noté l'entraîneur. Il faut jouer avec un niveau de confiance et d'exécution qui va te permettre d'avoir du succès.»

Sergei K. serait retranché

Sergei Kostitsyn en est un autre chez qui l'exécution n'est pas au rendez-vous.

D'ailleurs, attendez-vous à ce qu'il soit rayé de la formation, lundi soir.

Mathieu Darche, qui a fait des rotations avec lui sur le quatrième trio, serait appelé à prendre sa place.

Cela risque d'être le seul changement dans la formation du Tricolore.

Car Jaroslav Spacek, toujours ennuyé par un virus, a patiné quelques minutes après l'entraînement de son équipe, mais il est peu probable qu'il soit en mesure d'effectuer un retour dans l'alignement pour le sixième match.