Jacques Martin a pris les moyens pour guider son équipe vers la victoire hier. Il a chambardé ses trios et confiné au banc les joueurs qui nuisaient aux chances de victoire de son club.

François Gagnon LA PRESSE

L'entraîneur-chef du Tricolore a servi à ses joueurs une première surprise tout juste avant la période d'échauffement alors qu'il a donné le mandat à Travis Moen d'aller rejoindre Scott Gomez et Brian Gionta.

Trois joueurs qui ont remporté la coupe Stanley.

«Ce n'est pas le fait qu'ils aient gagné des coupes qui m'a motivé, mais le fait que nous avions besoin d'une présence plus physique au sein de ce trio pour lui permettre de tenir tête aux meilleurs trios de l'autre côté. Travis nous a donné ce qu'on attendait de lui», a indiqué Jacques Martin.

«J'ai été pris par surprise, mais ce fut une très belle surprise. Je me suis assuré de patiner à leur rythme, de leur faire de l'espace et de compléter des jeux. Le fait d'avoir marqué est une belle récompense», a indiqué Moen qui compte deux buts gagnants en séries éliminatoires. Des buts marqués lors de la conquête des Ducks D'Anaheim aux dépens des Sénateurs d'Ottawa.

«Nous disions depuis deux jours que nous avions bien l'intention de gagner ce match. Nous avions aussi bien joué lors des matchs que nous avons perdus, mais ce soir nous avons maintenu la cadence et avons évité les erreurs susceptibles de leur donner la chance de revenir dans le match. Cela dit, Jaro a vraiment fait la différence encore ce soir. Il a été aussi solide qu'il l'avait été lors de la première rencontre», a indiqué Brian Gionta.

De fait, lorsque Alexander Ovechkin a marqué le premier but de son équipe, le Canadien n'a pas donné l'impression de se dégonfler.

«Nous avons maintenu la pression. Il ne fallait absolument pas se mettre à les attendre. Ils sont vraiment trop puissants et peuvent marquer de bien trop de façons pour leur donner des occasions de le faire. Les gars ont vraiment disputé un match solide devant moi et j'ai été chanceux de me trouver au bon endroit au bon moment sur certains jeux», a ajouté Jaroslav Halak.

Grand apôtre de la défensive, Jacques Martin a surpris tout le monde après la rencontre en soulignant: «Parfois, la meilleure défensive et l'offensive.»

S'il a donné beaucoup de responsabilités à Travis Moen, Martin n'a pas hésité à en retirer à plusieurs autres.

Le vétéran défenseur Roman Hamrlik n'a effectué que deux présences en troisième période. Marc-André Bergeron a quant à lui été confiné au banc au dernier tiers.

À l'attaque, Benoit Pouliot (3), Glen Metropolit (1) et Sergei Kostitsyn (1) ont subi les foudres de leur entraineur qui a répondu aux critiques formulées à son endroit en ajustant son plan de match selon le déroulement de la partie et les performances offertes par ses joueurs.