Cela n'a pas été une grande semaine pour les bagarreurs de la LNH alors que le Canadien a congédié Georges Laraque, que les Rangers ne font pas appel aux services de Donald Brashear et que Danny Carcillo s'en prend à un joueur étoile Marian Gaborik.

Pierre Ladouceur LA PRESSE

«La bagarre s'est produite sans avertissements. Il (Carcillo) est un agitateur qui touche rarement à la rondelle. Les Flyers ont une équipe robuste et ce sont des choses qui peuvent se produire dans le cours d'un match. Mais je ne pense pas que cela soit approprié», a admis Gaborik.

Son coéquipier Brandon Dubinsky n'a pas caché son dégoût pour le geste posé par le joueur des Flyers: «Il n'y a pas de place dans la LNH pour des gars qui attaquent des joueurs étoiles. C'est un joueur d'énergie et il a un travail à faire. Mais il y a plein de gars dans notre vestiaire qui sont prêts à le satisfaire en jetant les gants».

Et, parmi ces joueurs, on retrouve le vétéran Donald Brashear qui, malgré ses 38 ans, est toujours considéré comme l'un des meilleurs bagarreurs de la LNH. Mais, encore faudrait-il que son entraîneur John Tortorella fasse appel à ses services.

«Je n'ai rien à dire sur les décisions du coach et je ne peux rien y faire. J'ai été blessé à une cuisse et Aaron Voros a pris ma place. Les choses se passent bien avec son trio et l'entraîneur ne veut rien changer», de noter Brashear qui a obtenu une passe en 35 matches depuis le début de la saison.

«Pour les gars comme moi, notre travail est de plus en plus difficile avec les nouveaux règlements. Cela complique la vie des bagarreurs. Prenons l'exemple de l'incident impliquant Marian Gaborik. Si j'avais été en uniforme, j'aurais été dans une situation difficile. Si je me prends à Carcillo, j'écope d'une punition additionnelle, je peux même être suspendu. Dans les circonstances, il faut que l'équipe accepte de tuer la punition. Dans un match serré, je peux avoir l'air d'un cave si cette punition coûte la victoire à mon équipe», a expliqué Brashear.

«À l'avenir, les bagarreurs devront être capable de suivre le rythme d'un match. Dans mon cas, je suis en grande forme et je me suis adapté. Georges pouvait également suivre dans un match. Mais c'est leur décision et je ne peux pas vraiment commenter», a conclu Brashear.